Delphine Boël, fille d’Albert II, réclame le titre de princesse de Belgique

Delphine Boël, fille d’Albert II, réclame le titre de princesse de Belgique
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La dernière audience concernant la demande de reconnaissance de paternité du roi Albert II vis-à-vis de Delphine Boël a eu lieu jeudi après-midi devant la cour d’appel de Bruxelles. En janvier dernier, Albert II avait annoncé, par la voix de son avocat, que les résultats des tests ADN montraient qu’il est bien le père biologique de Delphine Boël et qu’il décidait de ne plus s’opposer à la demande de celle-ci d’être reconnu comme son père légal.

« Elle ne veut pas être une enfant au rabais, elle veut avoir exactement les mêmes prérogatives, titres et qualités que ses frères et sœurs » a indiqué son avocat Marc Uyttendaele. Ses enfants peuvent aussi prétendre au titre de princes et princesses de Belgique.

En mai 2019, la cour d’appel de Bruxelles avait tout d’abord donné raison à l’artiste belge, présentée depuis 1999 comme la fille illégitime d’Albert II, en établissant que Jacques Boël n’était pas son père légal. La cour avait ensuite enjoint Albert II à se plier à un test ADN, dont les résultats, tenus secrets, devaient servir ensuite à la procédure en reconnaissance de paternité que comptait entamer Delphine Boël.

L’ancien souverain avait introduit un pourvoi en cassation contre ces décisions, mais il a été rejeté.

Le conseil d’Albert II réagit

« On suppose que cette affaire va enfin se terminer. Elle a été pénible pour tout le monde, blessant l’ensemble des parties qui y ont été mêlées, et le roi Albert y a été mêlé malgré lui, sans qu’il l’ait demandé. Donc il est temps que ça s’arrête », a déclaré Me Alain Berenboom, conseil de l’ancien souverain des Belges.

« Mon client a donc décidé, comme communiqué précédemment, qu’il a décidé de ne pas contester la demande de paternité formulée par Madame Boël dès lors que le test ADN révèle qu’il en est le père biologique, ce qu’il ne savait pas. Il m’a donc demandé de dire qu’on s’en réfère à la justice. Aujourd’hui, nous avons discuté de ce que Madame Boël estime être les accessoires de cette demande de reconnaissance, c’est-à-dire la question du nom et du port du titre de princesse de Belgique », a affirmé l’avocat.

« Sur ce point, le roi rappelle en tout cas qu’il faut appliquer la loi. Pour le nom, c’est plutôt une procédure administrative que judiciaire, nous semble-t-il. En ce qui concerne le titre, ce n’est pas une prérogative de la cour mais une prérogative du pouvoir exécutif, d’après nous », a-t-il ajouté.

 
 
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