Enseignement supérieur: tout savoir pour la rentrée académique

Enseignement supérieur: tout savoir pour la rentrée académique

Port du masque obligatoire, désinfection des mains, sens de circulation fléchés dans les bâtiments et distances de sécurité. Deux semaines après les écoliers, les quelque 210.000 étudiants du supérieur en Wallonie et à Bruxelles retrouveront à partir de lundi le chemin des auditoires pour une nouvelle année académique hors du commun en raison de la crise du Covid-19.

Comme annoncé fin août déjà, et au vu de la situation épidémiologique du pays, cette rentrée dans l’enseignement supérieur se fera en « code jaune » (circulation faible du virus).

Après une année 2019-2020 chamboulée par la pandémie qui avait contraint les établissements à organiser au pied levé leurs cours à distance, l’objectif est à présent d’assurer un maximum d’apprentissages en présentiel, méthode jugée plus efficace.

Selon les prescriptions de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR), les établissements supérieurs sont néanmoins invités à réduire de 25 % la présence physique de leurs étudiants dans leurs locaux, ce qui nécessitera le maintien de certains cours à distance.

L’enseignement en présentiel est toutefois vivement préconisé pour les étudiants de première année (qui logiquement ne maîtrisent pas encore les codes de l’enseignement supérieur), ainsi que pour les étudiants en année diplomante (fin de bachelier, fin de master ; NDLR).

Hormis les mesures sanitaires inédites, cette rentrée dans l’enseignement supérieur ne sera marquée par aucun grand changement organisationnel. Ceux-ci sont attendus pour la rentrée prochaine toutefois.

Nouvelles réformes

La ministre Glatigny entend en effet boucler au cours de l’année à venir une nouvelle réforme du décret organisant le paysage et le fonctionnement des études supérieures en Fédération Wallonie-Bruxelles, comme annoncé dans l’accord de majorité conclu il y a tout juste un an.

Élaboré en 2013 par le précédent ministre Jean-Claude Marcourt, le décret paysage a entraîné un allongement des parcours des étudiants, une plus grande précarisation de ceux-ci et considérablement augmenté la charge administrative pour les établissements.

Un avant-projet de décret devrait passer dès le mois prochain en première lecture au gouvernement, avec l’ambition d’appliquer les changements à la rentrée de septembre 2021 déjà. Valérie Glatigny a déjà fait savoir que les étudiants de première année seront à l’avenir invités à réussir plus que les 45 crédits actuels (sur 60) pour être autorisés à suivre des cours de deuxième année.

Un autre chantier que la ministre souhaite voir aboutir dans l’année est la réforme de la formation initiale des enseignants.

Adoptée en toute fin de la législature précédente, la majorité actuelle a décidé de reporter d’un an son entrée en application, afin notamment de mieux faire coller le nouveau décret aux prescriptions du Pacte pour un enseignement d’excellence.

Par ailleurs, le gouvernement devrait aussi s’accorder cette année sur la planification du refinancement de l’enseignement supérieur promis en début de législature.

L’arc-en-ciel s’est engagé à trouver 50 millions d’euros supplémentaires d’ici 2024. Cinq millions ont déjà été distribués cette année. Mais le secteur estime qu’il lui faut 50 millions d’euros en plus chaque année pour faire face à ses besoins grandissants, notamment en raison de l’évolution démographique.

Enfin, l’année à venir devrait aussi voir la Fédération Wallonie-Bruxelles se doter de sa propre commission de planification médicale. Ce choix fait suite à une décision similaire du nouveau gouvernement flamand, dans un contexte de bras-de-fer chronique entre Communautés sur la répartition des quotas Inami.

Un avant-projet de décret devrait ici aussi être présenté en gouvernement le mois prochain.

 
 
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