La Premier League lance sa saison 2020/2021, une équation à multiples inconnues

Liverpool et Arsenal lors du Community Shield
Liverpool et Arsenal lors du Community Shield - Photo News

Avec Liverpool-Leeds samedi (18h30) ou Tottenham-Everton dimanche (17h30), l’intensité promet d’être présente dès le coup d’envoi.

Les Reds lanceront non pas la défense de leur premier titre depuis 30 ans, à en croire leur entraîneur Jürgen Klopp, mais la conquête du prochain face au champion de D2 guidé par le charismatique Marcelo Bielsa.

Peu actif sur le marché des transferts, contrairement à son dauphin Manchester City ou Chelsea, Liverpool aura à coeur de faire taire les sceptiques qui s’attendent à les voir peiner, après avoir survolé la saison dernière.

Tottenham contre Everton sera, lui, un beau duel d’ambitieux.

D’un côté, il y aura des Spurs prudents cet été, mais qui se sont renforcés sur des points faibles avec le Danois Pierre-Emile Hojberg (acheté à Southampton) au milieu et avec l’Irlandais Matt Doherty (ex-Wolverhampton) en défense, pour la première saison complète sous les ordres de José Mourinho.

De l’autre, Everton et Carlo Ancelotti ont clairement affiché leur projet de se mêler à la course à l’Europe en attirant au milieu de terrain Allan, de Naples, James Rodriguez du Real Madrid et Abdoulaye Doucouré de Watford.

Les premiers pas de Chelsea, lundi à Brighton (21h15), après plus de 200 M EUR dépensés lors du mercato pour les attaquants Timo Werner, Kai Havertz ou Hakim Ziyech, sont aussi très attendus, tandis que les deux clubs de Manchester ont eu une semaine de plus de repos après leur parcours européen et ne commenceront que le week-end de la deuxième journée.

Mais si l’excitation sportive est réelle, le climat dans lequel démarre la saison est pesant.

«Faire revenir les supporters au plus vite»

Sur la lancée d’une saison finie au pas de charge, la Premier League espérait que ce nouvel exercice s’ouvrirait sous le signe de l’optimisme, avec en ligne de mire le retour progressif des spectateurs.

Brighton avait récemment accueilli avec succès Chelsea lors d’un match de préparation avec 2.500 spectateurs répartis dans le stade et dès la première journée, Tottenham s’était proposé pour en accueillir 8.000 dans le cadre d’un test.

Mais l’augmentation du nombre de cas de Covid en Grande-Bretagne a douché ces espoirs, le gouvernement ayant remis en question la date du 1er octobre à laquelle les évènements sportifs pourraient accueillir des fans à nouveau.

Même si les droits TV sont de très loin la principale source de financement de la Premier League, son président, Richard Masters, a rappelé que les pertes sur la fin de 2019/2020 s’élevaient déjà à 700 M GBP (757 M EUR) pour les 20 clubs de l’élite.

«Il y a peut-être l’idée que l’économie de la Premier League peut résister à à peu près tout. Mais quand vous perdez 700 M EUR sur un budget déjà bouclé, cela va avoir des conséquences et les clubs vont devoir prendre des décisions difficiles», avait averti M. Masters.

«Il faut faire revenir les supporters dans les stades au plus vite (...) c’est la priorité numéro un», avait-il poursuivi sur la BBC.

Conséquence de la prolongation du huis clos, la diffusion des matches à la télé a de nouveau été chamboulée pour le mois de septembre au moins. Tous les matches seront retransmis, dont un, Leicester-Burnley le 20 septembre, sur la BBC.

Les rencontres seront toujours l’occasion de manifestations contre le racisme et les discriminations, les joueurs mettant genou à terre avant le coup d’envoi, même si le slogan «Black Lives Matter», devenu trop politique au goût de certains, ne figurera plus sur les maillots. Il sera remplacé par «No room for racism» (Pas de place pour le racisme), le nom de la campagne anti-discrimination lancée en 2019 par la Premier League avec l’ONG Kick It Out (Dégageons-le !).

 
 
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