Martinez s’impose au sommet, Roglic conforte son maillot jaune: ce qu’il faut retenir de la 13e étape du Tour de France (vidéo)

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Au terme de quelques journées plus calmes pour les favoris, tous redoutaient cette arrivée dans le Massif Central. Un dénivelé de 4.400 mètres, le plus important de ce Tour, et sept ascensions : les volcans d’Auvergne allaient-ils voir certains mettre le feu et d’autres se brûler les ailes ?

Désireux d’anticiper, un quintet s’était rapidement dégagé, rejoint par Soler puis par 11 poursuivants dans l’ascension du Col de Guéry après 60 bornes. Recensant 17 unités, le groupe présentait la qualité et la quantité nécessaire pour penser à la victoire d’étape, avec notamment Alaphilippe, Barguil, Dan Martin, Martinez, Roland, Schachmann, Sivakov et Soler.

Le peloton laissant effectivement filer, l’écart culminant à plus de 10 minutes, on se dirigeait vers deux courses, celle pour le gain de l’étape au Puy Mary, l’autre entre les hommes du classement général. Devant, Powless profitait d’une descente pour fausser compagnie à l’échappée, rejoint par Schachmann à 30 bornes de l’arrivée. Fait notable, Ineos relayait Jumbo-Visma aux commandes du peloton pour dicter l’allure.

Plus costaud, Schachmann s’envolait dans le Col de Neronne, pris en chasse par Martinez et Kämna, son équipier. Du côté des favoris, Pinot perdait le contact, tout comme Bardet et Guillaume Martin. Impitoyable, la redoutable escalade du Pas de Payrol voyait un Martinez plus explosif reprendre Schachmann dans les pourcentages les plus raides. Un duo allemand dans sa roue, le Colombien assumait tout le boulot et s’imposait après avoir résisté à l’ultime assaut de Kämna.

Au même moment, son compatriote Bernal ne pouvait répondre aux démarrages de Pogacar et Roglic, cédant du terrain pour débourser 38 secondes sur la ligne. Rien d’irrémédiable mais désormais une minute de retard sur un Roglic qui conforte son maillot jaune et la confiance qui l’habite.

L’homme du jour

Certains l’estiment moins tranchant, moins supérieur que quelques semaines auparavant mais Primoz Roglic domine toujours son sujet. À défaut de grande offensive, le coup de boutoir final a eu raison de l’ensemble de ses adversaires, le seul Pogacar parvenant à tenir sa roue. Un ascendant moral à défaut d’écarts définitifs : le maillot jaune roule en patron.

L’équipe du jour

En supériorité numérique au sein de l’offensive du jour, les coureurs d’Education First ont d’abord envoyé Powless à l’avant. À tort croyait-on quand le Californien a été repris, mais Martinez a parfaitement rectifié le tir et offert un succès mérité à ses couleurs.

L’attaquant du jour

Daniel Martinez est peut-être davantage le contre-attaquant du jour. Revenu sur le quintet initial d’échappés avec un groupe de poursuite, reparti en chasse derrière Schachmann qu’il a repris à 1.500 mètres de la ligne, il a contré une dernière fois l’autre coureur Bora (Kämna) pour la victoire. À défaut de jouer le classement général, le jeune vainqueur du Dauphiné (24 ans) a signé un joli numéro

Le battu du jour

Egan Bernal a souffert dan l’ultime ascension, contraint de laisser aller les deux Slovènes. Le chef de file des Ineos n’est certes pas largué mais il pointe désormais à une minute de Roglic au général et a dû rendre le maillot blanc de meilleur jeune à Pogacar. Il devra désormais attaquer…

Le chiffre du jour

4  : Voici quatre ans que le Tour avait franchi pour la dernière fois le Pas de Payrol. C’est Thomas De Gendt qui avait basculé en tête au sommet, Greg Van Avermaet dans son sillage. Le Waeslandien allait lever les bras victorieusement à l’arrivée jugée au Lioran.

L’image du jour

 
 
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