Steven Van Gucht: «L’accélération de la propagation du virus en Belgique est inquiétante»

Steven Van Gucht: «L’accélération de la propagation du virus en Belgique est inquiétante»

Le nombre d’infections au Covid-19 dans notre pays continue d’augmenter. Il est particulièrement inquiétant que l’augmentation des cas s’accélère, avertit Steven Van Gucht, virologue de Sciensano.

Les chiffres de Sciensano montrent qu’une moyenne de 636 personnes ont été infectées chaque jour entre le 3 et le 9 septembre, soit une augmentation de 38 % par rapport à la semaine précédente. Les chiffres augmentent depuis une semaine, et l’augmentation s’accélère. « Une accélération des chiffres n’est pas un bon signe. Elle devrait se stabiliser. Cette accélération est inquiétante », prévient le virologiste de l’institut de santé.

Van Gucht insiste donc sur le respect constant des règles de base importantes. « Nous devons y maintenir la discipline », souligne-t-il.

Le nombre de décès continue de baisser pour l’instant. Et c’est une bonne nouvelle, selon M. Van Gucht. « Pour l’instant, nous parvenons à éloigner les infections des groupes à risque. » Cependant, il craint que le nombre de décès ne finisse par augmenter à nouveau. Le virologue indique ce qui se passe en Espagne, où le nombre de décès va encore augmenter. « Nous devons bien regarder ce qui se passe en Espagne. Cela peut être moche ».

Marc Van Ranst le craint aussi

Son collègue Marc Van Ranst le craint aussi. Il note que dans certaines régions d’Espagne et de France, les jeunes contaminent les personnes âgées. « C’est ce qu’il faut éviter », a déclaré M. Van Ranst dans De Zevende Dag sur Eén. Car alors les chiffres des hospitalisations et des décès peuvent augmenter.

Van Ranst s’attend également à ce que le nombre d’infections flirte avec le millier la semaine prochaine. Au vu des chiffres de ces derniers jours, « ce n’est pas très difficile à prévoir ». Cela pourrait devenir un problème si le nombre d’infections dépasse la capacité des centres de contact tracing, car il y a un risque de ne pas atteindre pas tout le monde.

Selon le virologue, les mesures existantes pour contenir les infections sont bonnes. Après tout, c’est grâce à ces mesures que les chiffres ont baissé. « Le problème est qu’on interroge ces mesures », explique M. Van Ranst. Des mesures telles que l’obligation de porter un masque buccal « nous trouvons tous cela ennuyeux, mais les suivre signifie que la courbe redescend ».

 
 
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