Coronavirus - L'ACV remet son "prix citron" à Federgon

Selon le syndicat, Federgon "méprise la négociation sociale, alors que la crise du coronavirus a eu un impact particulièrement lourd sur les intérimaires".

L'ACV dénonce que des milliers d'intérimaires se sont retrouvés sans revenu du jour au lendemain. "Pouvoir ou non bénéficier du chômage temporaire dépendait du bon vouloir de l'agence d'intérim. Que de nombreux travailleurs intérimaires étaient au service depuis des mois, parfois des années, de la même entreprise, n'y changeait rien. Nombre d'entre eux n'ont pas pu en bénéficier car ils étaient engagés en contrat à la journée et ne comptabilisaient pas suffisamment de jours de travail sur la période de référence."

En outre, les négociations pour un accord social dans le secteur ont échoué après plus d'un an de discussions. Une déception pour le syndicat, qui rappelle qu'au cours des six dernières années, un seul accord a pu être atteint. "Les intérimaires restent de la sorte des travailleurs jetables et sans défense", dénonce-t-il.

"Nous comptons sur les bons élèves du banc patronal pour enfin faire entendre leur voix et montrer l'exemple pour que le secteur ne reste pas sourd aux propositions syndicales qui visent à contrer les abus de contrats journaliers et à encadrer clairement et légalement le recours au chômage temporaire", conclut l'ACV.

 
 
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