L’opposant Navalny souhaite retourner en Russie et y reprendre sa mission politique

Alexeï Navalny (photo du 29 septembre 2019)
Alexeï Navalny (photo du 29 septembre 2019) - Reuters

L’opposant russe Alexeï Navalny, en dépit de son empoisonnement au Novitchok dont il se remet à peine, compte retourner en Russie et y reprendre sa mission politique. Toujours hospitalisé à Berlin, il s’est entretenu avec un procureur allemand au sujet de l’attaque dont il a été victime et a manifesté son souhait de se rendre en Russie une fois rétabli, selon une source des services de sécurité allemande, citée par le New York Times (NYT).

L’état de santé d’Alexeï Navalny, empoisonné au Novitchok, continue de « s’améliorer », a annoncé lundi l’hôpital berlinois de la Charité, précisant que l’opposant russe pouvait désormais « temporairement quitter son lit ».

Selon cette source officielle, M. Navalny, 44 ans, semblait à son réveil en bonne capacité mentale. « Il est tout à fait conscient de sa condition, il est pleinement conscient de ce qui s’est passé et il est pleinement conscient de où il est », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

L’opposant a manifesté son intention de retourner en Russie une fois rétabli. « Il n’a pas l’intention d’être exilé en Allemagne », a fait savoir cette source. « Il souhaite retourner à la maison et continuer sa mission ».

Des laboratoires français et suédois ont confirmé lundi que M. Navalny avait bel et bien été empoisonné à l’aide d’un agent neurotoxique de type Novitchok, créé par les Soviétiques dans les années 70. La Russie dément toute implication et demande des preuves que l’opposant a été empoisonné.

Lors de sa conversation avec le procureur allemand, M. Navalny a refusé de répondre à la demande russe de mener une enquête conjointe avec l’Allemagne sur l’affaire.

« J’ai pu respirer seul toute la journée »

L’opposant russe Alexeï Navalny a publié mardi sur Instagram un message et une photo de lui, disant avoir pu respirer sans respirateur une journée entière, sa première publication depuis son empoisonnement présumé fin août.

« Je ne sais encore presque rien faire, mais hier (lundi) j’ai pu respirer seul toute une journée », est-il écrit sur son compte Instagram, un message accompagné d’une photo de lui, les yeux ouverts, assis sur son lit d’hôpital en compagnie de son épouse.

 
 
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