Marc Van Ranst critique la politique de lutte contre le coronavirus: «Il est grand temps d’agir !»

Marc Van Ranst critique la politique de lutte contre le coronavirus: «Il est grand temps d’agir !»

Alors que nous sommes à un moment de l’épidémie où des décisions difficiles doivent être prises, les décideurs politiques sont bloqués dans le mode “on en a marre”   ”et dans une communication qui dit “il faut apprendre à vivre avec le virus”  », relève Marc Van Ranst sur Twitter. Le virologue est particulièrement critique à l’égard de la politique de lutte contre le coronavirus sur Twitter.

« Il y a quelques semaines, les virologues ont été expulsés de l’organe consultatif et remplacés par des personnes qui assoupliraient les mesures », continue-t-il sur Twitter. « À ce moment, les virologues ne peuvent que mettre en garde qu’il s’agit d’une stratégie dangereuse. »

Le nouveau conseil consultatif du Celeval affiche l’ambition de passer au crible les règles du coronavirus. Selon les experts, la communication doit à nouveau être plus claire. « Nous avons besoin d’une remise à zéro », déclare l’infectiologue Erika Vlieghe (UAntwerp). « Quelles sont les règles dont nous avons vraiment besoin ? Et lesquelles sont moins importantes » ? L’idée du Celeval est que le retour à l’essentiel augmentera la clarté des mesures et donc le soutien de la population.

Marc Van Ranst dénonce le message des décideurs politiques selon lesquels nous devons « apprendre à vivre avec le coronavirus » et donc assouplir les mesures afin de pouvoir maintenir la situation. « Une avalanche de lettres ouvertes a qualifié les mesures contre le coronavirus d’inutiles, de superflues et de “pires que la maladie”  ». Dans leurs lettres ouvertes, les experts ont été « achevés », affirme Van Ranst. Pour lui, « le résultat est net : le soutien aux mesures corona a été délibérément supprimé. Et puis l’épidémie fait ce que les épidémies font habituellement quand elles en ont l’occasion : l’épidémie explose et la courbe monte rapidement ».

Le virologue met en garde contre « la combinaison d’une épidémie qui croit de manière exponentielle, d’un « affaiblissement de l’état d’esprit » chez les décideurs politiques, les organismes consultatifs et la population. Ajoutez à cela des politiques qui sont distraits par des négociations fédérales en slow-motion et vous obtenez “une recette pour le désastre”  », craint Van Ranst. « Il est grand temps d’agir, bon sang ! », conclut-il.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous