Des employeurs véreux poursuivent leur dumping social sur les chauffeurs routiers (UBT)

Durant l'été, le Parlement européen a adopté le Paquet Mobilité, qui est entré en vigueur fin août. Certaines modifications apportées à la réglementation relative aux temps de conduite et de repos y avaient pour objectif de combattre le dumping social dans le secteur du transport.

Des employeurs peu scrupuleux contournent cependant encore cette législation et tentent notamment d'échapper à l'obligation pour les chauffeurs de rentrer chez eux ou au siège de l'employeur endéans une période de quatre semaines consécutives. Cela en leur faisant signer un document dans lequel les travailleurs déclarent qu'ils ne souhaitent pas agir de la sorte, affirme l'UBT-FGTB.

L'interdiction de la prise du repos hebdomadaire à bord du camion est aussi dans le collimateur des pays et des employeurs, selon le syndicat socialiste.

Les employeurs se basent sur le fait qu'il n'y a pas d'obligation mais bien un droit de retour pour le chauffeur, explique l'UBT.

Pour le syndicat socialiste, il est cependant clair que "chaque chauffeur doit rentrer et ne peut plus travailler pendant des semaines d'affilée".

L'UBT a dès lors déposé plainte la semaine passée auprès des services d'inspection, demandant d'intervenir et d'intensifier les contrôles du repos hebdomadaire. "Si, partout dans l'Union européenne, les amendes se multiplient, les chauffeurs ne seront plus contraints de bivouaquer pendant des semaines, voire des mois dans leur camion le long des routes européennes", espère l'organisation syndicale.

 
 
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