Plusieurs membres de la mafia sicilienne arrêtés en Belgique

Plusieurs membres de la mafia sicilienne arrêtés en Belgique

Trois perquisitions ont été menées simultanément mardi matin à Maasmechelen, Liège et La Louvière, par des unités de la police judiciaire fédérale. Une personne a été arrêtée au cours de chacune de ces descentes liées à un dossier d’assassinats et tentatives d’assassinats en milieu mafieux. Cette intervention des forces de l’ordre a été ordonnée par les autorités judiciaires italiennes, a précisé le parquet fédéral.

Une arme et des munitions ont été saisies au cours de ces perquisitions.

L’opération policière, d’envergure internationale, a permis l’arrestation simultanée de plusieurs individus. Outre les trois personnes arrêtées en Belgique, en exécution d’un mandat d’arrêt européen, quatre autres individus ont été arrêtés à Favara, dans la province d’Agrigente, en Sicile. Le dossier concerne un double homicide et une tentative d’homicide à Liège, une double tentative d’homicide ainsi que deux assassinats à Favara. Plusieurs autres délits ont également été commis, parmi lesquels un vol aggravé, port illégal d’armes, recel, trafic de substances illicites et extorsion.

Une vingtaine de perquisitions au total

Les faits commis à Liège remontent au 14 septembre 2016 et au 3 mai 2017.

Au total, près d’une vingtaine de perquisitions ont été effectuées, impliquant une centaine de policiers italiens et belges.

L’enquête était coordonnée par l’unité antimafia de Palerme et le bureau du procureur de Liège, en collaboration avec les agences européennes de coopération des services judiciaires et policiers Eurojust et Europol.

Les investigations ont permis de mettre en lumière la rivalité entre deux groupes criminels opposés, qui a ensanglanté entre 2015 et 2018 les rues de Favara et de Liège, avec au total cinq homicides et cinq tentatives d’homicides, dont certains jamais dénoncés.

« L’enquête s’est concentrée sur une multiplicité d’homicides et autres actes criminels graves liés au trafic de drogues, probablement commis par deux groupes opposés opérant entre la Belgique et l’Italie, en particulier dans la province d’Agrigente », a détaillé le commissariat d’Agrigente dans un communiqué.

 
 
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