Grève chez AB InBev à Jupille: la CSC brocarde la FGTB

La brasserie de Jupille est secouée depuis le 3 septembre par un mouvement de grève consécutif à la découverte de plusieurs cas de Covid-19 au sein du département logistique.

Une seconde réunion de conciliation a rassemblé lundi la direction du site liégeois d'AB InBev et les syndicats. Il y a été proposé de mettre en place, dans les 15 jours, un audit afin d'évaluer la gestion de l'épidémie de Covid-19 au sein de l'entreprise.

La FGTB déplorait qu'aucun tracing n'ait été réalisé dès la détection des deux premiers cas positifs au sein du département logistique et demandait la mutation de la directrice des ressources humaines et du conseiller en prévention, estimant la confiance "rompue" avec ces deux personnes.

"Honte à la FGTB qui a pris 750 familles en otage pendant près de deux semaines! Elle avait une seule revendication: la tête de la DRH et du conseiller en prévention. Elle n'a jamais demandé la moindre mesure anti-Covid. Et à présent, elle fait de la récupération", dénonce ce mardi la CSC Alimentation et Services dans un communiqué.

Le syndicat chrétien affirme en effet avoir porté "depuis le début du conflit" la revendication de la mise en place d'une commission d'enquête. "Nous étions les seuls à la demander et nous l'avons obtenue dès le 8 septembre lors de la première conciliation mais la FGTB estimait, à ce moment-là, que c'était insuffisant car elle voulait la tête de la DRH pour des raisons personnelles qui n'ont rien à voir avec la situation du Covid. Les gens ont été poussés à faire grève pendant une semaine supplémentaire pour ne rien obtenir de plus", affirme Marc Delvenne, secrétaire permanent CSC Alimentation & Services.

Le syndicat reproche aux représentants de la FGTB dans l'usine de ne pas avoir cessé "d'insulter et de menacer tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux". "C'est pour cela que la police, les huissiers de justice et les gardes Securitas ont été appelés sur les lieux", poursuit Marc Delvenne.

La grève au sein de la brasserie "n'aura été qu'une tribune électorale dans le cadre des élections sociales", prévues à l'automne, conclut la CSC, qui juge enfin que "se servir de la santé des travailleurs comme prétexte est vraiment indigne".

 
 
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