Ce qu’il faut retenir de la 17e étape: Lopez s’offre le sommet du Tour, Roglic renforce son maillot jaune (vidéos)

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La 17e étape : Grenoble – Méribel Col de la Loze (170 km)

Le « col qui n’existait pas », le « col du 21e siècle », l’inédit col de la Loze était autant attendu que redouté. Une ascension finale interminable qui promettait l’enfer : 22 kilomètres et des pourcentages supérieurs à 20 % dans les dernières bornes pour culminer à 2.304 mètres. Une étape reine décisive ou du moins cruciale dans l’optique du classement général.

Moins craintifs ou désireux d’anticiper pour aborder les redoutables pentes et l’altitude du jour, cinq guerriers prenaient les devants, Alaphilippe emmenant avec lui Carapaz, Kämna, Izagirre et Dan Martin. Dans la col de la Madeleine, Kämna lâchait prise alors que Dan Martin perdait lui le contact dans la descente. Au peloton, les Bahrain-McLaren imprimaient un rythme élevé, le signe d’un Landa décidé à jouer un rôle déterminant ?

Le trio de tête laissait une bonne impression dans le col de la Loze, Carapaz accélérant néanmoins à à 13 bornes du but, sentant les favoris se rapprocher, toujours emmenés par les lieutenants de Landa chez Bahrain. Sur un terrain qu’il affectionne, des murs de plus en plus raides, le leader équatorien reprenait un peu de champ.

À quatre bornes du but, Pogacar prenait ses responsabilités, provoquant notamment la perte de Yates, Uran et surtout Landa ! Tout ça pour ça… Carapaz repris, Kuss accélérait d’abord, contré par Lopez. Roglic attaquait Pogacar et profitait de l’appui de Kuss pour tenter de creuser l’écart sur son jeune compatriote, un mano a mano s’engageant jusqu’ à la ligne.

Fort de son petit gabarit, Miguel Angel Lopez s’envolait vers le succès, s’adjugeant l’étape reine et une place sur le podium (3e) à ce stade. À l’offensive pour la première fois, Primoz Roglic a pris ses responsabilités et justifié son statut de maillot jaune. Outre le gain de quelques précieuses secondes, il s’octroie un ascendant moral certain en vue des prochaines joutes.

L’homme du jour

Miguel Angel Lopez avait été propulsé futur vainqueur du Tour quand il s’était révélé voici deux ans. Si Bernal lui a brûlé la politesse depuis lors, devenant le premier Colombien à triompher, le chef de file d’Astana, 26 ans, découvre (enfin) la Grande Boucle avec une réussite certaine, gagnant au fil des jours la certitude de réelles prétentions à l’avenir.

L’équipe du jour

Bahrain-Merida a pris très tôt la course en main, imprimant un tempo qui a asphyxié la majeure partie du peloton, jusqu’à faire sauter les lieutenants de Roglic (Gesink, Bennett) qui n’avaient pas dû mener. Une tactique offensive qui n’a pourtant rien rapporté, Landa coinçant au moment de l’accélération pour la bagarre décisive. On ne reprochera pas au Basque de n’avoir rien tenté, mais il n’a rien récolté.

L’attaquant du jour

Richard Carapaz avait déjà terminé 2e et combatif du jour la veille à Villard-de-Lans. À nouveau dans la fugue du jour, il a résisté aux favoris jusqu’à trois bornes du sommet du col de la Loze. Invité de dernière minute au sein de la sélection Ineos, l’Equatorien n’a pas remporté le Giro 2019 par hasard. Grimpeur d’exception, il incarne aussi un leader d’avenir

Le battu du jour

Dans la lutte pour une place sur le podium à Paris, Rigoberto Uran a effectué la mauvaise opération du jour. Désormais sixième, l’aîné des Colombiens accuse deux minutes de retard sur son compatriote Lopez, qui lu a ravi le 3e rang du général.

Le chiffre du jour

57. L’écart en secondes qui sépare désormais Roglic et Pogacar. L’aîné a pris l’ascendant moral sur son cadet qui n’en est ni battu ni abattu pour autant : actuellement 2e du général, il domine les classements du maillot blanc et, désormais, du maillot à pois !

L’image du jour

La vidéo de l’arrivée.

 
 
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