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Parfums interdits et plaisirs défendus des toilettes publiques

Dans le cadre du PrideFestival Brussels 2020, Marc Martin consacre une exposition artistique et historique aux « tasses », ces lieux d’aisance mais aussi de bravade naturelle contre les interdits de la société.

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Chef du service Culture Temps de lecture: 3 min

En argot, la tasse désignait le pissoir ou la pissotière. Interdits aux femmes, ces édicules ont servi, aux XIXe et XXe siècles, à satisfaire les besoins naturels des hommes. Mais ils étaient aussi propices aux rencontres « contre-nature ». Des procès-verbaux de police en attestent, comme celui de l’arrestation du comte de Germiny en compagnie de l’ouvrier Chouard, en 1876… L’auteur photographe et vidéaste français, Marc Martin, a étudié de près l’aventure architecturale et sociale des tasses, à Paris et à Bruxelles, pour gommer leur image honteuse et explorer leur rôle méconnu de lieux de tolérance pour les membres de la communauté LGBTQI+. Dans l’exposition Les Tasses, toilettes publiques, affaires privées , il y questionne l’égalité, la liberté et le vivre ensemble.

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1 Commentaire

  • Posté par Collet Didier, jeudi 17 septembre 2020, 15:07

    Cet article et cette expo me font penser à une série d'articles disponibles sur Le Soir Plus de 2017 publiée à la suite d'une expo aux Halles Saint-Géry sur les lieux du sexe dans la capitale depuis le XIXe siècle... Conservateur aux Musées de la Ville de Bruxelles, Gonzague Pluvinage est l’auteur de « Sex in the city », publié par les Musées de la Ville. L'historien est à l’origine de l’exposition aux Halles Saint-Géry en 2017 et des huit chroniques consacrées à l’objet de ses recherches publiées dans Le Soir. Vous les trouverez en faisant une recherche sur le site avec la loupe en haut à gauche: "Sex in the city" Saint-Géry. Où l'on lit le 10/2/2017: (...) Les urinoirs publics, nouvel équipement urbain aménagé à partir de 1845, sont eux aussi fort appréciés, surtout ceux fermés et à compartiments individuels comme celui situé sous l’escalier de Sainte-Gudule ou ceux des boulevards centraux – place de Brouckère, aux halles centrales, derrière la Monnaie ou la Bourse. (...) En plus des urinoirs, il y avait aussi les salles de vente, les estaminets, les hôtels de passe, les cafés, le théâtre de la Monnaie, les galeries Saint-Hubert, les parcs, la foire du Midi... et à partir des années 70, les sex-shops, les saunas, les boîtes avec darkrooms... A relire avant de visiter la nouvelle expo à Molenbeek...

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