La saison 2020-2021 à Wolubilis: les reprises étoilées à ne pas manquer

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Crâne
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« Crâne ».

Très attendu : « Pueblo »

Après Discours à la Nation et Laïka, David Murgia se fait à nouveau le porte-voix d’Ascanio Celestini, auteur italien passé maître dans l’art de raconter des histoires du quotidien, de rendre hommage aux personnages de la marge, tout en contant la vie dans toute sa magie. Cette fois, David Murgia est accompagné du musicien Philippe Orivel à l’accordéon.

Le 27 avril 2021

Toute la saison.

Nos critiques des reprises

Le dernier salut * * *

Du 29 septembre au 3 octobre

Mettant fin à leur résidence permanente au Théâtre National, Patrick Donnay, Alfredo Cañavate et Jean-Pierre Baudson fêtent leur retraite avec panache. Et vous convient à un safari urbain d’une poésie punk pour rendre hommage à leur métier de comédien. Casque sur les oreilles, vous arpentez avec eux les rues de Bruxelles. Ils déclament du Stig Dagerman, slament du Corneille, chantent du Gainsbourg ou du Reggiani, racontent leurs souvenirs et se frottent aux passants. Et la nuit semble soudain leur appartenir.

Crâne * * * *

Le 24 octobre

Antoine Laubin adapte à la scène le roman de Patrick Declerck dans lequel celui-ci racontait la découverte de sa tumeur au cerveau, l’opération effectuée pour l’en débarrasser et les suites de celle-ci. Entre documentaire clinique et expérience humaine, la parole de Declerck est formidablement mise en scène et portée par un groupe d’acteurs tout en sobriété. L’humour cinglant côtoie constamment le drame.

Suzette project * * *

Le 24 octobre

Suzanne a deux mamans. Victime de moqueries, elle se lance dans une cyber-enquête pour comprendre ce qu’est une famille normale et découvre que ça n’existe pas. Pétrie d’humour, la mise en scène de Laurane Pardoen amène son sujet – l’homoparentalité – sans grands discours mais plutôt par petites touches, tissant des parallèles avec les modèles familiaux d’aujourd’hui : éclatés, recomposés, mouvants, diversifiés. Dès 8 ans.

Le petit chaperon rouge * * *

Le 25 octobre

Chez Dérivation, on continue de passer les grands classiques à la moulinette d’une mise en scène déjantée, avec musique à la James Bond, bruitages de cinéma et airs de western. On y inverse joyeusement les rôles aussi puisque le loup, ici, n’est pas aussi grand que dans les histoires, a sacrément peur du noir et aucune confiance en lui. Potache, explosif, décadent. Un pur plaisir régressif. Dès 3,5 ans.

Zinc * * *

Le 12 novembre

Cette adaptation du livre de David Van Reybrouck raconte l’histoire d’un homme et d’un petit bout de territoire belge, Moresnet, à la destinée incroyable, entre ses gisements de zinc et sa situation à la frontière de trois pays. Sur scène, Patrick Donnay, Michel Bellier et Paolo Cafiero racontent tout en se posant constamment la question de savoir comment faire vivre ce récit foisonnant, mêlant l’intime et l’Histoire sur près de deux siècles. Savoureux et passionnant.

L’ours qui n’était pas là * * * *

Le 16 janvier 2021

A priori, une histoire toute simple, celle d’un ours qui tombe un jour sur ce mot : es-tu bien moi ? A posteriori, un voyage aussi poétique que philosophique avec Caroline Husson, conteuse extraterrestre qui convoque un ours en pleine quête identitaire, une vache complaisante, un lézard paresseux, une tortue-taxi. Et quelques réflexions profondes sur le silence, les joies de se perdre, les plaisirs fugaces et puis surtout, l’importance d’apprendre à se connaître et à s’aimer. Dès 8 ans.

Fugueuses * * *

Le 21 janvier

Cette pièce de Pierre Palmade et Christophe Duthuron vous emmène dans une balade légère et souriante sur les talons de deux fugueuses, l’une fuyant son foyer et l’autre fuyant la maison de retraite. Au fil d’aventures rocambolesques, une amitié houleuse mais sincère se noue entre ces deux femmes frustrées que tout semble opposer. Parfait duo de comédiennes et mise en scène alerte pour une agréable promenade de santé.

L.U.C.A. * * *

Le 5 février

Comédiens belges d’origine italienne, Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli croisent leurs trajectoires familiales avec celle des flux migratoires et des mutations biologiques. Il vaut donc mieux accrocher sa ceinture dans ce fabuleux périple où la généalogie n’est plus un arbre aux ramifications statiques, mais un confluent de fleuves ou de ruisseaux qu’on remonte plus sportivement qu’une rivière sauvage pour découvrir que nous sommes tous cousins. Drôle et terriblement humain.

Les émotifs anonymes * * *

Le 4 mars

Angélique est émotive. Au point de ne pas savoir comment se débrouiller lorsqu’elle se trouve en public. Ayant besoin d’un boulot au plus vite, elle a postulé à la Fabrique de Chocolat dont le patron, Jean-René Van den Hugde… est émotif. Très émotif… Cette comédie romantique, que Jean-Pierre Améris et Philippe Blasband ont adaptée du cinéma au théâtre à partir de leur propre scénario, séduit d’autant plus qu’elle est portée par un quatuor de comédiens aussi attachants que leurs personnages.

 
 
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