Navalny raconte son difficile retour à la vie

Navalny raconte son difficile retour à la vie
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Des moments de « désespoir » et des jambes « tremblantes » : l’opposant russe Alexeï Navalny est revenu samedi sur sa convalescence pour réapprendre à s’exprimer et à marcher dans l’hôpital allemand où il est soigné pour son empoisonnement présumé avec un agent neurotoxique.

« Je vais vous raconter comment se déroule mon rétablissement. C’est un chemin clair mais encore long », a-t-il écrit dans un message sur Instagram assorti d’une photo le montrant debout en train de descendre un escalier.

« Mes problèmes actuels -- le fait qu’un téléphone soit aussi inutile qu’une pierre dans mes mains ou que cela devienne un spectacle quand je me sers de l’eau -- sont des broutilles », a-t-il écrit. Car il y a encore « peu de temps », Alexeï Navalny raconte qu’il ne reconnaissait personne et ne pouvait pas répondre au médecin qui venait l’aider à s’exprimer chaque matin. « Cela me désespérait car je comprenais ce que voulait le docteur mais je ne savais pas où trouver les mots », décrit M. Navalny.

« Je suis maintenant un gars qui a les jambes qui tremblent quand il prend l’escalier », mais qui se dit en revanche « Voici un escalier ! On s’en sert pour monter mais je ferais mieux de trouver un ascenseur », a-t-il plaisanté. « Avant, je serais resté debout à regarder d’un air stupide » cet escalier, a ajouté l’opposant de 44 ans.

Alexeï Navalny a remercié les médecins de l’avoir fait passer d’« un homme techniquement vivant » à une personne ayant « toutes les chances » de pouvoir à nouveau utiliser adroitement le réseau social Instagram.

Un laboratoire militaire allemand a conclu le 3 septembre à son empoisonnement par une substance de type Novitchok, conçue à des fins militaires à l’époque soviétique, ce que Moscou réfute. Des laboratoires français et suédois ont confirmé les conclusions allemandes.

Le Kremlin s’est dit « limité » pour enquêter sur l’affaire, tandis que des partisans de M. Navalny affirment avoir recueilli des indices liés à cet empoisonnement présumé car ils étaient convaincus que les autorités russes n’enquêteraient pas.

 
 
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