Les négociations fédérales sont actuellement suspendues, gros énervement autour du libéral Bouchez

Les négociations fédérales sont actuellement suspendues, gros énervement autour du libéral Bouchez

Les négociations entre les sept présidents de parti décidés à former une coalition Vivaldi (PS, SP.A, MR, Open VLD, Ecolo, Groen, CD&V) ont repris en début d’après-midi, mais sont actuellement suspendues. Il y a de l’énervement à la table. Dramatisation dans la dernière ligne droite (les préformateurs doivent rendre leur rapport final au Roi demain) ou vrai blocage ? Les prochaines heures le diront.

Une chose est sûre : dans certains partis, francophone comme flamand, c’est clairement le président libéral, Georges-Louis Bouchez qui est visé. Il a d’abord énervé ses homologues avec son interview de ce dimanche au magazine flamand « Humo », dans lequel il se dit notamment certain que Sophie Wilmès sera Première ministre de la Vivaldi, qu’il annonce plus à droite que la tentative de gouvernement PS-N-VA de juillet. Un entretien d’un président, publié le jour annoncé comme crucial avant la désignation d’un vrai formateur par le Roi, voilà qui est assez inhabituel…

Au MR, on dédramatise, estimant que le président n’a rien déclaré de neuf et que cette interview sert de prétexte aux partenaires. Sauf que ceux-ci reprochent aussi à Bouchez de remettre en cause les accords obtenus en groupe de travail par les sherpas, sur l’énergie, la migration, l’institutionnel et la fiscalité. Le libéral rétorquant que les accords doivent être conclus au niveau politique, donc des présidents.

Certains pointent encore la connaissance peu approfondie du néerlandais de Georges-Louis Bouchez, qui compliquerait également les choses, les discussions se déroulant pas mal dans la langue de Vondel. Et on le soupçonne (air connu) de vouloir élargir le gouvernement Wilmès (plutôt que de bâtir une vraie Vivaldi), qui se concentrerait sur un plan de relance.

Bref, au jeu du Zwarte Piet, c’est Bouchez qui a pioché la carte pour l’instant…

Quoi qu’il en soit, le contenu est également soumis au casting. Quatre partis revendiquent le 16, rue de la Loi. Le PS pour Paul Magnette, l’Open VLD pour Alexander De Croo, le CD&V pour Hilde Crevits et le MR pour Sophie Wilmès. Et cette question-là reste entière, PS et MR s’affrontant toujours fermement sur ce sujet, s’opposant un refus mutuel.

On en est là. La négociation est suspendue. Chacun est censé reprendre ses esprits et son calme. Mais à ce stade, nous dit-on, aucune heure de reprise des discussions n’a été fixée. Pour le moment, des réunions sous d’autres formats, notamment en bilatérales, ont lieu.

 
 
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