US Open de golf: victoire de l’Américain Bryson DeChambeau, Pieters 23e et Detry 49e

US Open de golf: victoire de l’Américain Bryson DeChambeau, Pieters 23e et Detry 49e
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Considéré comme l’un des plus redoutables des États-Unis, le West Course de Winged Foot (New York) a confirmé sa réputation en avalant plus d’un joueur du top mondial, réuni là jusqu’à dimanche pour y disputer l’US Open, deuxième Major de cette saison fatalement bousculée par la crise du Covid. Seul joueur à avoir réussi à finir (3 coups) sous le par (70) dimanche, Bryson DeChambeau s’est imposé en devançant son compatriote Matthew Wolff (en tête samedi soir) de 6 coups et le Suid-Africain Louis Oosthuizen d’un coup supplémentaire.

Sur les traces de Nicklaus et Woods !

Déjà victorieux à six reprises sur le PGA Tour, Bryson DeChambeau a ainsi remporté à 27 ans son premier tournoi du Grand Chelem. Il est à cette occasion le troisième Américain à avoir décroché un Major après s’être imposé dans les championnats universitaires (NCAA) et à l’US Open amateur (2015) avant cela. Ses deux prédécesseurs ? Jack Nicklaus et Tiger Woods !

Plutôt prometteur pour ce joueur réputé gros bosseur, à la frappe très lourde, et aux coups préparés de façon scientifique, et qui n’avait jamais fait mieux que 15e (en 2016) en cinq départs à l’US Open. Avec des cartes successives de 69, 68, 70 et 67 (pour un score final de six coups sous le par), il aura été le seul joueur à finir toutes ses journées au par, ou sous celui-ci !

Une fin plus compliquée pour les Belges

De leur côté, les deux Thomas, Pieters et Detry, auront connu une fin de parcours plus compliquée après avoir tous deux réussi à passer le cut, un premier exploit en soi, que des joueurs de la trempe de Mickelson ou Woods n’ont pas réussi.

Un moment pointé en 2e position, l’Anversois a encaissé cinq bogeys samedi (pour deux birdies), en raison d’un putting moins affûté. Et dimanche, il a rentré une dernière carte (de 77) grevée de cinq bogeys et d’un double, pour terminer à la 23e place finale, à la hauteur de joueurs comme Jon Rahm, Rafa Cabrera Bello, Joaquin Niemann, Rendon Todd ou Taylor Pendrith.

« Une belle expérience »

De son côté, Thomas Detry a poursuivi sa découverte d’un tournoi Major en étant confronté aux réalités d’un terrain de plus en plus exigeant au gré du week-end. Et s’il s’en est sorti avec les honneurs samedi (73), le Bruxellois s’est complètement effondré dimanche en encaissant 5 bogeys et 4 doubles (compensés par 2 birdies), de quoi rentrer une dernière carte de 81, et terminer à la 49e place (comme Rickie Fowler), lui qui avait navigué entre le top 20 et le top 30 jusque-là.

« Cela fait partie de l’expérience sur laquelle un joueur pourra capitaliser dans le futur, et c’est exactement comme ça que Thomas le voit », analysait son coach Jérôme Theunis, présent aux côtés des deux Belges tout au long de cet US Open. « De son côté, Thomas Pieters a montré qu’il avait davantage de métier à ce niveau, mais son putting l’a un peu trahi au plus fort de la bagarre. »

 
 
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