Le SP.A «ne veut plus du MR à la table»: une réunion cruciale en cours entre présidents

Photo d’illustration
Photo d’illustration

Les présidents des sept partis de l’une éventuelle coalition Vivaldi (PS, SP.A, MR, Open Vld, Ecolo, Groen et CD&V) se sont retrouvés lundi au Palais d’Egmont à Bruxelles sur le coup de midi pour reprendre les négociations interrompues la veille. La réunion précède un rapport au Roi – en principe final – des préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (SP.A). La réunion se déroule dans un climat de grande tension suscitée par l’attitude du président du MR, Georges-Louis Bouchez.

Le SP.A fait monter la pression

Les présidents qui sont arrivés à midi n’ont pas fait de commentaire. « La situation est suffisamment compliquée », a dit le co-président d’Ecolo Jean-Marc Nollet.

Le SP.A a fait monter la température d’un cran après les crispations constatées dimanche. Il ne veut plus poursuivre les discussions avec le MR en vue de former un gouvernement, estimant qu’il s’agit d’un parti « qui ne veut pas de solutions », a-t-il fait savoir peu avant le début de la réunion.

Les libéraux francophones ont tenu un bureau en matinée. Ils ont réaffirmé leur volonté « de travailler pour arriver d’ici au 1er octobre à un accord sur la formation d’un gouvernement de plein exercice bénéficiant d’une forte majorité parlementaire, tâche à laquelle le Mouvement Réformateur a œuvré sans discontinuer et sans émettre aucune exclusive depuis les élections législatives de mai 2019 ».

Ils insistent sur la nécessité de porter l’attention « sur la résolution des points de fond avancés par tous les partis, en ce compris les lignes libérales portées par le MR, ainsi que sur la constitution de la future formation gouvernementale, qui devra être en mesure de travailler dans un climat de confiance et de sérénité ».

le MR veut la Vivaldi

« Pour nous, la seule option reste la Vivaldi », a assuré le ministre wallon Jean-Luc Crucke (MR), à la sortie du bureau, tandis que le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, évoquait une « phase de crispation légitime à cette phase de discussion ».

La Première ministre, Sophie Wilmès, est également présente à la réunion. Elle fait partie de la délégation du MR. Dimanche soir, à la demande des présidents des partis non libéraux, elle avait déjà rejoint les négociateurs alors que la réunion plénière des sept partis était interrompue afin d’arrondir les angles avec son président de parti.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous