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FinCen Files: ING Belgique chouchoute toujours ses sulfureux oligarques via sa filiale suisse

La succursale genevoise d’ING, détenue jusqu’il y a un peu par la banque belge, a offert ses services à de nombreux oligarques russes. Certains sont pourtant soupçonnés de blanchiment et/ou de lien avec le crime organisé.

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Temps de lecture: 5 min

Ce n’est pas la première fois que le nom d’ING Belgique revient avec insistance dans une fuite massive de documents du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ). En juin 2018, dans un second volet des Panama Papers,Le Soir et ses partenaires belges de Knack et du Tijd révélaient les activités troubles de la banque belge. Ou plus précisément de sa succursale basée à Genève, baptisée sobrement « ING Belgique, Bruxelles, succursale de Genève ». Selon le dernier bilan annuel, cette succursale emploie 278 personnes, génère un chiffre d’affaires de 234 millions d’euros et compte 1.300 clients d’affaires. En juin dernier, elle a été rapatriée sous pavillon néerlandais, au sein de la maison mère. Elle ne dépend désormais plus d’ING Belgique, qui en avait la responsabilité juridique jusqu’au transfert (une succursale n’ayant pas de personnalité juridique).

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6 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 24 septembre 2020, 8:38

    Etienne Casier, très juste commentaire. D'abord l'occasion de saluer LE SOIR de faire partie de l'ICIJ et d'exercer ainsi la plus noble tâche du 4ème pouvoir. Ensuite en effet, de noter qu'en ces matières, c'est une fois de plus la transparence qui fait défaut. A trop vouloir protéger des irresponsables et des escrocs, on empêche que la honte publique fasse son oeuvre. Le "secret des affaires" est un poison. C'est encore lui qu'on invoque vous noterez pour poursuivre les lanceurs d'alertes ou pour justifier comme le rappelle aussi Etienne Casier les transactions pénales et permettre à la criminalité en col blanc de s'en tirer à beaucoup trop bon compte. Les procédures doivent être modifiées. L'accord du gouvernement sur le feu parle justement de plus de transparence dans la lutte contre la fraude fiscale. Il est temps en effet.

  • Posté par Casier Etienne, mercredi 23 septembre 2020, 21:45

    POUR LES BROKERS aucun problème ils restent à l'achat sur ING ;-))). << Jason Kalamboussis de KBC Securities. ING a mis en place ce qui était nécessaire en termes de compliance (mise en conformité) et c’est d’ailleurs l’actuel CEO, Steven van Rijswijk, qui l’a déployé en tant que responsable de la gestion des risques depuis 2017 souligne l’analyste.. "Bien que cela soit embarrassant, cela ne devrait pas empêcher ING d’aller de l’avant." Comme les coûts liés à la compliance ont déjà augmenté au cours des dernières années, cette affaire ne devrait pas les affecter. "Nous restons à l’achat sur la valeur depuis que nous sommes fermement convaincus que ce genre de problèmes ont été abordés en profondeur, le cas échéant par le nouveau CEO qui a mis en place un cadre de compliance solide", conclut Jason Kalamboussis. Son objectif de cours est fixé à 8,5 euros.>>. extrait de https://www.lecho.be/entreprises/banques/ing-empetree-dans-une-nouvelle-affaire-de-blanchiment/10252756

  • Posté par Morico Giorgio, mercredi 23 septembre 2020, 19:43

    principe des banques: l 'argent n a pas d'odeur comme disait si bien Vespatien à Tibère...

  • Posté par GOBBO Corrado, mercredi 23 septembre 2020, 15:37

    frauder consciemment (car laisser croire qu’on ne sait pas ou ne se doute pas c’est prendre les gens pour des …) est un crime, et le montant ne devrait pas entrer en considération, dès lors qu’on parle de sommes importantes : 1 million ou 10 ou 100, ne change rien au crime commis. La pénalité est ridicule. Prenons, pour une fois, exemple sur les Etats-Unis et les pénalités qui y sont infligées, bien plus dissuasives.

  • Posté par Casier Etienne, mercredi 23 septembre 2020, 11:22

    Le public a le droit d'être informé des égarements des banques lorsque celles-ci ne respectent pas la loi. C'est la moindre des choses puisque c'est chaque citoyen qui doit renflouer les banques quand celles-ci ont des problèmes (voir la crise de 2008). Heureusement que le quatrième pouvoir fait son travail ;-)). Sinon le travail des régulateurs et de la justice semblent des plus opaques. Sans parler des transactions pénales qui épargnent les procès et les inscriptions au casier judiciaire. Il y a bien les amendes. Mais elles sont une paille comparée aux bénéfices engrangés. Et sont acquittées par les banques elles-mêmes. Les individus derrière tous ces montages sont rarement condamnés. Evidemment il y a des banques plus éthiques que d'autres. Mais pour le citoyen dès qu'il a des crédits et/ou des emprunts auprès d'une banque il ne peut en pratique pas changer de banques (ou alors avec d'énormes surcoûts)

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