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«Neutralisation», un mot qu’imposent les attentats

A Forest, le suspect blessé par balles n’avait rien à se reprocher. Les tirs policiers sont légitimes lorsqu’ils répondent au prescrit légal. Ce qui est le plus souvent le cas.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Un nouveau mot s’est imposé dans le langage médiatique, depuis les attentats de Paris. « Neutralisation » recouvre tout autant l’arrestation sans violence d’un suspect (il est menotté et ne représente plus de danger) que son immobilisation par blessures (il est au sol, il ne peut plus répliquer) ou encore son décès (il est mort, donc définitivement inoffensif). Cette réduction langagière traduit aussi une tentation contemporaine (forcée par l’horreur absolue des attentats) de réduire la légitimité légale de l’usage de la force à une banalisation utilitaire.

Les rues de Bruxelles sont ainsi depuis quelques jours le théâtre de scènes de far-west. La plupart d’entre elles sont justifiées par la nature des opérations entreprises, par le risque immense que courent les policiers et la population des environs des endroits visés. Les descentes armées, et même surarmées, des forces de l’ordre sont légitimes.

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1 Commentaire

  • Posté par Eric PETRE, dimanche 27 mars 2016, 13:41

    Vous évacuez la question gênante qui est "quelle serait la réaction de l'opinion belge et internationale si un suspect non neutralisé commettait un attentat ici ou à l'étranger dans les jours qui suivent?" Compte-tenu de la mobilisation de l'armée, tant en Belgique qu'au Moyen-Orient, contre le même ennemi déclaré, ne peut-on pas parler ici d'acte de guerre?

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