Greg Van Avermaet compare le parcours des Mondiaux de cyclisme aux Strade Bianche: «Un champ de bataille»

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Wout van Aert est le leader de l’équipe belge pour l’épreuve en ligne des Championnats du monde de cyclisme, dimanche à Imola. Greg Van Avermaet partira un cran en dessous dans la hiérarchie. « C’est logique », a déclaré le champion olympique jeudi lors d’une rencontre avec la presse à l’hôtel des Belges. « Quand tu regardes comment il a couru ces dernières semaines, je n’ai aucun problème avec ce rôle. »

« Ce n’est pas tout à fait nouveau pour moi de ne pas être le leader », a précisé Van Avermaet. « Lors de mes premiers Mondiaux chez les pros, d’autres gars étaient meilleurs que moi. Tu roules avec un autre rôle. Je n’ai pas de problème avec ça. Je fais ce que le sélectionneur me demande, que ce soit leader, équipier ou un autre rôle pour ouvrir la course. »

« Wout a prouvé qu’il est l’un des meilleurs coureurs du monde et je suis juste en dessous de lui. C’est facile pour moi de faire face à cela. Nous devons rouler en tant qu’équipe belge, comme une équipe qui vise le maillot arc-en-ciel. »

Van Avermaet a reconnu jeudi le parcours. « Un parcours très dur, mais ça je le savais. Avec la technologie dont nous disposons, j’avais déjà pu en savoir beaucoup sur le parcours. Il y a 5.000 mètres de dénivelé, ce sera dur. C’est différent de Martigny (où les Mondiaux étaient initialement programmés, ndrl). Les ascensions ne sont pas très longues, le dénivelé est réparti sur tout le parcours. C’est une bonne chose pour les Belges. »

Van Avermaet compare le parcours aux Strade Bianche. « C’est un parcours typiquement italien, mais sans les chemins de graviers », a souri le champion olympique. « Mais toujours avec des pentes très raides et sèches, où le plus fort sera champion du monde. »

Le temps pourrait jouer un rôle. La pluie est d’ailleurs attendue. « Sur un tel parcours, les conditions météo sont déterminantes. Avec la pluie, il est préférable de rouler devant et ce sera peut-être plus facile pour nous les Belges de prendre l’initiative. S’il fait sec, tu dois bien rouler en équipe, bien devant. Ce sera encore plus important sur ces routes étroites. C’est plus technique que la plupart des Mondiaux. »

« S’il pleut, il ne fera pas aussi froid que dans le Yorshire l’an passé, mais je ne vois quand même pas beaucoup de gars atteindre l’arrivée après une course aussi longue sur un parcours technique et un dénivelé de 5.000 mètres. Ce sera un champ de bataille à la fin. »

La Belgique n’est peut-être pas la grande favorite, car elle n’a pas les grimpeurs que peuvent aligner par exemple l’Espagne, l’Italie ou la France, mais avec Wout van Aert elle possède un solide atout. De plus, si le parcours ressemble aux Strade Bianche, l’équipe belge aligne deux vainqueurs de cette course, Van Aert, le dernier lauréat, et Tiesj Benoot. « C’est vrai, mais il faut aussi voir comment tu sors du Tour. Wout sera ciblé. Tu ne peux pas le nier. Chaque sélectionneur a mis Wout sur la liste des favoris, mais il faut toujours voir comment tu sors du Tour. J’ai disputé suffisamment de Clasica de San Sebastian. Tu vois des choses bizarres. Des gars qui étaient devant une semaine plus tôt au Tour sont soudainement lâchés dans la Clasica. La façon dont ton corps réagit entre cette semaine de Tour et la Clasica est très particulière. Je suis très motivé, notamment parce que j’ai toujours des sensations après le Tour. »

 
 
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