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Négociations fédérales: trois dossiers explosifs pour la Vivaldi

Outre le choix du Premier ministre, il reste encore beaucoup de chemin à faire sur des dossiers importants.

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Avec l’arrivée des co-formateurs Paul Magnette (PS) et Alexander De Croo (Open VLD), les négociations fédérales à sept partis ont repris. Et les discussions sur le fond aussi, plutôt que sur les personnes… Au menu jeudi : l’énergie, le climat, la mobilité et l’entrepreneuriat, avec quelques « beaux » accrochages, c’est normal sur ces thèmes, entre libéraux flamands et écologistes. Il reste beaucoup de chemin à faire.

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29 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, vendredi 25 septembre 2020, 18:13

    Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis ... Il n'y a pas de mal à admettre qu'on s'est trompé. Pas de mal à admettre que la loi de 2003 a été adoptée en jouant sur la crédulité et la naïveté d'une partie de la population et sur la base de concepts et d'informations biaisés. Pas de mal à admettre que cette loi est le fruit d'une campagne idéologique anti-nucléaire orchestrée par les écolos en misant sur l'asymétrie de l'information, alimentée principalement par ce qui apparaît aujourd'hui comme des contre-vérités et des mensonges qualifiés. Exemples de mensonge qualifié: les énergies renouvelables sont "gratuites" (on sait tous aujourd'hui ce qu'il en est: c'est totalement faux!); les besoins futurs en énergie peuvent être aisément couverts par les énergies renouvelables (pour rappel: tout est à faire et on sait aujourd'hui qu'il n'y a tout simplement pas la place nécessaire sur le territoire pour y installer la capacité renouvelable nécessaire pour couvrir ne fût-ce qu'une fraction des besoins ... actuels !); l'isolation et le changement de comportement des citoyens réduiront la demande énergétique future (là aussi, c'est totalement faux. La multiplication des foyers, la dématérialisation et la société numérique ainsi que la multiplication des objets connectés, sans compter l'électrification du parc automobile (et/ou des vélos !) engendreront une croissance de la demande électrique inégalée !). Pas de mal enfin à admettre que le nucléaire fait partie de la solution dans la "lutte contre le réchauffement climatique", cet autre concept écologiste fourre-tout parfaitement obscur ... et lui aussi impraticable car supposant que l'homme a la main sur la nature, alors que cette dernière lui démontre chaque jour que c'est faux. Pourtant, le nucléaire peut contribuer - de manière significative - au seul élément tangible de cette "lutte", à savoir la réduction des émissions. Qui voudrait s'en priver dans un tel contexte? Il n'y aurait donc aucun mal à admettre qu'on s'est trompés et à abroger cette loi. Plus encore, il n'y aurait aucun mal à adopter dans la foulée un plan de ré-équipement nucléaire visant à installer sur chacun des trois sites nucléaires belges (Doel, Tihange et Chooz) un nouveau réacteur de type EPR (quitte à le faire construire par les Chinois, qui en construisent aussi et les mettent en service "à la pelle" chez eux, si d'aventure la confiance devait manquer dans les capacités de nos voisins français à cet égard) et à conserver opérationnels le temps qu'il faudra les meilleurs des réacteurs nucléaires de la génération précédente. Ca, c'est ce que je qualifierais de "choix responsable" à même de rencontrer plusieurs objectifs: relance de l'économie (par la mise à disposition d'énergie bon marché produite par des centrales nucléaires amorties ...), relance industrielle (par le plan de ré-équipement évoqué et par le démantèlement simultané des centrales vétustes), création d'emploi industriel, d'emploi qualifié et d'emploi à très haute valeur ajoutée; mise sur les rails (enfin!) d'une solution réaliste pour rencontrer les objectifs climatiques et notamment en termes de réduction d'émissions (puisque la Belgique n'a pas de capacités à délocaliser pour faire semblant de réduire ses émissions ...).

  • Posté par Philippe Pasman, samedi 26 septembre 2020, 6:17

    Le parti écolo a toujours fait campagne sur la peur. Faire peur du nucléaire, du climat etc… et évidement se sont les plus jeunes d’entre nous qui sont tombés dans le panneau

  • Posté par MEEUS Gilles, vendredi 25 septembre 2020, 13:33

    En 2025, " il manquera 3,9 GW pour couvrir nos besoins". Non, nos besoins sont bien plus bas. Par contre, nos usages de confort et de gaspillage (séchoir de salle de bain, box allumée toute la nuit, congélateur trop grand trop vieux, locaux mal isolés, construction de maisons à pauvre qualité, etc.) ne sont pas visés. C'est là qu'il fallait agir depuis 20 ans. Les associations ont montré qu'on peut "consommer autrement" avec des ménages volontaires ; mais rien n'a suivi. Or il FAUT atteindre le plancher de nos vrais besoins. Les centrales de DOEL sont les plus risquées d'Europe, car elles tueraient dans la région d'Europe la plus dense (D'Amsterdam à Lille en passant par Londres et Bruxelles, faites le total...).

  • Posté par Weissenberg André, vendredi 25 septembre 2020, 19:58

    Vous visez juste en ce qui concerne les secteurs dans lesquels rien n'a été fait depuis (plus de) 20 ans. C'est ainsi que la construction neuve passera seulement l'année prochaine aux normes BEN/QZEN ... Par contre, pour ce qui est de "consommer autrement", c'est illusoire. C'est là un des délires écologistes les plus flagrants. Même si on met du LED partout et que nos frigos seront demain A10+, la demande en énergie continuera de croître structurellement pour une série de raisons: multiplication des foyers, au sein de ces derniers, multiplication des objets connectés ou consommant de l'électricité en permanence, influence de la dématérialisation et du monde numérique, électrification des moyens de déplacement ... etc. Que les énergies renouvelables soient à même de rencontrer ces besoins en permanence - en termes de capacité - est tout simplement un mensonge grotesque tout comme il est grotesque d'affirmer - vu l'intermittence de ces sources d'énergie - que capacité installée = capacité effective/disponible. Voyez la Californie. Cet État américain s'est déjà trompé pour la deuxième fois de modèle en ce qui concerne la gestion de l'énergie. Il y a 20 ans, pour des raisons idéologiques et sous le couvert de diminuer la facture électrique des particuliers, ils ont réduit la part du nucléaire (stop aux nouvelles constructions et arrêt de certaines unités) et ont tout misé sur les opérateurs virtuels. Avec le résultat que la Californie s'est retrouvée sans aucun producteur d'électricité ... et sujette aux blackouts à répétition. Ces dernières années, persistant dans la même voie anti-nucléaire, la Californie a tout axé sur la production d'énergie renouvelable. Aujourd'hui, malgré l'importation à prix élevé d'électricité produite dans d'autres États, la Californie est à nouveau sujette à des blackouts et à des "délestages" intempestifs dus à l'intermittence de la production d'énergie renouvelable. En plus, la facture du consommateur californien d'énergie a explosé ... Bien sûr, le mensonge le plus flagrant concerne la dangerosité de l'industrie nucléaire. Déchets nucléaires, risque industriel, ... Le risque industriel existe, bien entendu. Á cet égard, Fukushima, plus que Tchernobyl, a démontré que ce risque pouvait être contenu. Il peut même être considéré comme "acceptable". En effet, cet accident nucléaire a sans aucun doute démontré que les conséquences des risques associés à d'autres activités industrielles (par exemple la chimie, la pétrochimie, les engrais ... et en général les activités catégorisées "SEVESO") sont beaucoup plus dangereuses - cfr Bhopal, cfr AZF à Toulouse ou encore tout récemment la catastrophique double explosion dans le port de Beyrouth .... Le terrorisme représente bien entendu aussi un risque, mais sans s'élever plus haut que le risque industriel propre. Le risque le plus important en matière nucléaire se situe sur le plan toutefois sur le plan de la gouvernance. C'est ce qu'on a constaté à contrario à Tchernobyl, où la "culture" d'irresponsabilité à base d'idéologie socialiste (ce qu'on appelle "la verticale du mensonge") a été à la fois la cause de la catastrophe tout en empêchant d'en limiter efficacement et rapidement les conséquences humaines et matérielles du fait de la communication d'informations incorrectes. De la même manière que, en matière de transports, l'avion et le train sont plus sûrs que la route, le nucléaire est au sommet de la pyramide en matière de sécurité en ce qui concerne la production d'énergie. Les statistiques le démontrent à suffisance, malgré les "incidents" toujours mis en avant par les écologistes pour tenter de faire peur à la population. Il n'y a donc aucune raison de céder à des mouvements de panique, comme Mme Merkel après Fukushima. Quant aux déchets, là encore, les écologistes jouent de l'asymétrie de l'information en omettant de clarifier que les déchets ne seront déjà plus un problème présenté comme insurmontable. Dans un futur proche, et à condition de disposer de nouvelles infrastructures nucléaires, la quantité de ces déchets sera divisée par mille par le fait du recyclage et de leur utilisation comme carburant nucléaire. Enfin, pour ceux qui ne veulent pas subir l'influence du nucléaire, c'est impossible, comme l'a encore une fois démontré Tchernobyl. La Belgique est cernée par les réacteurs nucléaires implantés à l'étranger, qu'ils soient opérationnels ou non. Fermer les centrales belges n'y changera rien. Le seul effet de la sortie du nucléaire sera de multiplier par au moins un facteur 3 le montant de la facture électrique du particulier (en plus des subventions ... payées par le même consommateur électrique comme contribuable ...). Où va tout cet argent? Dans les poches des intermédiaires: fabricants et vendeurs de photovoltaïque et d'éolien, principalement à l'étranger ... C'est ce que j'appellerais le "coût de la peur du nucléaire" pour la population belge.

  • Posté par Philippe Pasman, vendredi 25 septembre 2020, 17:17

    Vous oubliez Graveline à 140 Km de Bruxelles

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