L’Equateur exige la localisation et l’arrestation de son ex-président, Rafael Correa, basé en Belgique

Rafael Vicente Correa Delgado
Rafael Vicente Correa Delgado

L’Equateur souhaite qu’Interpol publie une notice rouge, qui permet de localiser et d’arrêter provisoirement une personne dans l’attente de son extradition, visant l’ancien président équatorien Rafael Correa installé en Belgique. La justice équatorienne a confirmé jeudi sa condamnation à huit ans de prison pour corruption.

Les notices rouges concernent «les fugitifs recherchés dans le cadre de poursuites ou afin qu’ils purgent leur peine», selon l’Organisation internationale de police criminelle.

« Persécution politique »

Toutefois, Interpol a à ce jour été réticente à coopérer avec l’Équateur sur l’affaire Correa, qui prétend être victime de persécution politique.

Aucune notice rouge concernant M. Correa n’était en ligne jeudi soir, a constaté Belga.

M. Correa (57 ans), a dirigé l’Equateur entre 2007 et 2017. Il réside depuis lors en Belgique mais a demandé par internet au Conseil national électoral (CNE) d’Equateur d’inscrire sa candidature au poste de vice-président du pays d’Amérique latine.

Implication dans un réseau de corruption

Jeudi, la justice équatorienne a ordonné à la police nationale de localiser et d’arrêter l’ancien responsable socialiste, ainsi que 17 autres personnes aussi reconnues coupables d’être impliquées dans un réseau de corruption.

Le tribunal, qui a jugé M. Correa in abstentia, a établi que tous avaient reçu de diverses entreprises des dessous-de-table en échange de contrats.

 
 
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