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Santé en Lutte: le parquet ouvre une enquête pour «port d’arme prohibée»

L’attitude du parquet fait suite à des révélations du Soir concernant l’usage d’un spray incapacitant en direction d’un manifestant lors de la manifestation du 13 septembre dernier, par une personne n’exerçant pas la fonction de policier et se présentant comme photoreporter.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

En conséquence de nos informations concernant l’usage d’une arme par un non-policier lors de la manifestation de la Santé en Lutte le 13 septembre dernier, le parquet de Bruxelles a également décidé de se saisir de l’affaire. « Le parquet a ouvert une enquête pour port d’arme prohibée et coups et blessures volontaires. Le suspect devra être auditionné dans les meilleurs délais, » nous communique Denis Goeman, substitut du procureur du Roi et porte-parole du parquet. Cette enquête vient donc s’ajouter à l’enquête administrative qui doit être menée par la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles, enquête en raison de laquelle le commissaire Pierre Vandersmissen, présent lors des faits, a été temporairement écarté.

Pour rappel des faits, il s’avère qu’un individu que nous avons identifié comme étant Philippe B. a fait usage d’une arme non-létale (un spray incapacitant) en direction d’un manifestant interpellé par la police le dimanche 13 septembre, alors qu’il suivait les forces de police dans le cadre de leur intervention. L’homme, qui se présente comme photoreporter (mais qui ne détient pas le titre de journaliste professionnel, selon l’Association des Journalistes professionnels), n’est pas policier, et son geste ne semble pas provoquer de franche réaction de la part des véritables policiers présents sur la scène. Sur le site de son agence, bePress Photo Agency, Philippe B. a publié les photos qu’il a prises lors de la manifestation. Celles-ci attestent bien de sa présence directe, à ce moment-là, sur la scène des faits.

À lire aussi Pierre Vandersmissen, un commissaire précédé d’une réputation sulfureuse

 

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3 Commentaires

  • Posté par Biot Philippe, vendredi 25 septembre 2020, 16:34

    Un individu, présenté initialement comme journaliste, utilise un spray (bombe lacrymogène) sur un manifestant irascible, La photo est publiée dans certains journaux. Heureusement, un Commissaire, témoin de la scène, interrompt cette "attaque".et poursuit sont travail. Résultat? Le Parrquet entame une enquête contre l'individi....et le Commissaire est écarté.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, samedi 26 septembre 2020, 14:41

    Je crains que vous n'ayez pas bien suivi. Récapitulons donc. 1. ce type de bombe est réservé aux forces de l'ordre. 2. L'utiliser équivaut à l'usage prohibé d'une arme 3. Le commissaire était censé au moins interpeller l'individu, et saisir le spray, et même plutôt, l'arrêter 4. Le commissaire connaît bien le faux journaliste 5. Le commissaire a très mauvaise réputation dans sa gestion souvent violente des manifestations 6. Le spray appartient en réalité aux forces de l'ordre. Cher M. Biot, ça percole un peu maintenant?

  • Posté par Vekemans Michel , vendredi 25 septembre 2020, 15:50

    Benalla belge.

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