La Première ministre tance les experts scientifiques, plusieurs entament une «grève du silence»

Sophie Wilmès
Sophie Wilmès - Reuters

La Première ministre Sophie Wilmès a accordé un entretien à La Capitale, où elle confie que certaines sorties des experts « sont particulièrement dérangeantes ». Elle reconnaît aussi que tout n’est pas parfait dans la manière de communiquer aux citoyens les mesures qui sont prises pour lutter contre le coronavirus. « Pour certains, les mesures seront claires, pour d’autres à la seconde lecture. Pour d’autres encore, elles ne le seront jamais… C’est un processus complexe par nature et on vit dans une société de l’immédiateté avec un goût prononcé pour les situations clivantes. ».

La Première est revenue aussi sur la sortie de plusieurs experts du Gees menaçant d’un possible lockdown. « C’est particulièrement dérangeant. Je n’ai aucune difficulté à recommencer 50 ou même mille fois le travail. J’ai des difficultés avec le fait que quand on prend une décision un jour, c’est basé sur une info claire qui dit qu’en fonction d’une situation, voici les mesures que l’on vous propose. Si vous demandez leur avis aux experts, vous devez pouvoir vous dire que vous pouvez compter sur cet avis. C’est ce que nous faisons, Ces experts, ces scientifiques, ces médecins sont tous des hommes et des femmes avec des formations, des certitudes et des convictions différentes. Évidemment que cela rend les choses très complexes et cela nuit à l’adhésion ».

Quant aux experts scientifiques qui n’hésitent pas à s’exprimer et donner leur avis notamment via les réseaux sociaux, certains d’entre eux ont décidé d’entamer, ce week-end, une «grève silencieuse». Parmi eux, le virologue Marc Van Ranst et l’infectiologue Erika Vlieghe. Ils ont décidé qu’ils ne communiqueraient plus avec la presse jusqu’à au moins lundi après-midi.

Les experts veulent alerter que les infections au coronavirus ne cessent d’augmenter ainsi que le nombre d’hospitalisations. Le nombre de décès reste stable. « Il appartient aux politiques de donner des signaux clairs. Pour nous, mais surtout pour la population. Ils sont responsables dans les émissions télé, pas nous », ont-ils expliqué.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous