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Fermeture des bars à 23h, interdiction de rassemblement la nuit…: Bruxelles renforce les mesures contre le coronavirus

Il faudra toujours avoir un masque en poche, sous peine d’amende.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Suite à l’envolée des chiffres de contamination à Bruxelles, le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem (CD&V) a demandé l’organisation d’une réunion de crise en urgence. Dans le courant de l’après-midi, les dix-neuf bourgmestres ont été convoqués par Viviane Scholliers, la Haut fonctionnaire (équivalent du gouverneur de province) de l’arrondissement auprès de Bruxelles Prévention et Sécurité.

Les nouvelles mesures

Au bout de près de trois heures de débat, un renforcement des mesures a été décidé. Dès lundi, les bars et cafés devront fermer au plus tard à 23 heures. La proposition des autorités était à la base de 22 heures, mais elle a été recalée par la majorité des bourgmestres qui entendaient ainsi soutenir du mieux possible l’horeca.

Il sera interdit de se rassembler sur la voie publique à plus de 10 personnes de 23 à 6 heures du matin. Cette mesure entre en vigueur pour au moins trois semaines. Une réunion d’évaluation est déjà prévue pour le 6 octobre.

Autre changement, le port du masque. Là, les décisions deviennent locales, comme au moment du déconfinement. On va revoir des pancartes dans les rues commerçantes et sur certains marchés. Les écoles sont aussi concernées ainsi que certaines terrasses, par exemple avec des tables hautes. Plus question de s’agglutiner autour d’un verre de rosé. Le masque reste toutefois optionnel tout le reste du temps sur le territoire de la Région, comme le CNS de mercredi l’avait annoncé. Il faudra toutefois en garder un systématiquement en poche. Sinon, ce sera une amende de 150 euros, en cas de contrôle.

Chiffres en hausse

Cette réunion d’urgence est la conséquence des mauvais chiffres du coronavirus en Belgique, particulièrement à Bruxelles où la flambée est plus importante que partout ailleurs sur le territoire, avec 2.353 cas supplémentaires en une semaine.

Le taux de positivité y est de 9,5 % : cela signifie que sur 100 tests, 9,5 sont positifs. Un chiffre largement au-dessus de la moyenne belge (4,4 %).

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42 Commentaires

  • Posté par Vandenbrouck Michel, dimanche 27 septembre 2020, 19:10

    Quand donc Le Soir ne confondra plus Bruxelles qui est une ville, avec un seul bourgmestre (et pas 19) et la Région de Bruxelles-Capitale qui est une Région qui compte 19 communes dont Bruxelles (la ville) fait partie ?

  • Posté par Raspe Eric, dimanche 27 septembre 2020, 11:46

    Les masques tombent (si j'ose dire). Le véritable objectif des négationnistes est de ne pas être sanctionnés s'ils ne respectent pas les mesures de prévention sanitaire au nom de leur liberté. Première réflexion : la responsabilité est inhérente à la liberté, dont la responsabilité de ne pas nuire à autrui. Seconde réflexion : ceux qui dénoncent les mesures sanitaires comme une entrave grave à leur liberté ne sont-ils pas prisonniers de leur propre conservatisme? Ne démontrent-ils pas qu'ils sont incapables de s'adapter aux circonstances et d'inventer (au sens étymologique = trouver) un nouvel espace de liberté adapté à celles-ci? Pauvres personnages.

  • Posté par Léotard Marc, dimanche 27 septembre 2020, 12:02

    Négationnistes ! On ne nous l'avait pas encore faite, celle-là. La' panique s'installe chez les bien pensants. Prochaine étape, on va nous traiter de génocidaires ? de pédophiles ? De sodomites ? De mangeurs d'enfants ? Ce sont de grands classiques des défenseurs de l'autel et de l'ordre.

  • Posté par Léotard Marc, dimanche 27 septembre 2020, 11:44

    Égoïste. Incivique. Con. Complotiste. Néonazi (le comble, pour des défenseurs des libertés politiques!). Quelle hargne ! Quelle haine ! Pourquoi les insoumis se voient-ils insultés de la sorte par les soumis ? Ils prétendent à la liberté, n'interdisent pas aux soumis d'obéir, ne les insultent pas (les insultes vont aux décideurs liberticides, politiques et expertologistes). — la raison est simple. Dissonance cognitive. Les soumis voudraient pouvoir justifier rationnellement leur comportement mais ne le peuvent. Ils sont prisonniers d'un engrenage où ils ont mis le doigt : leur esprit ne supporte pas de remettre en question leurs choix antérieurs. Pour se conforter dans ce choix ils n'ont d'autre recours que de penser que ceux qui font un autre choix sont "mauvais", d'une façon ou d'une autre. Eux sont "les bons". Mais ce n'est pas assez puissant. Pour y croire ils ont besoin de s'acharner sur l'Autre, de le détester, de l'humilier, de le maudire publiquement. Pauvres âmes simples !

  • Posté par Smyers Jean-pierre, lundi 28 septembre 2020, 16:01

    Soyez donc honnête! Votre première réplique: "Et d'ailleurs... : je croyais qu'un masque mis en poche perdait son efficacité ? Cela prouve bien la connerie de ces mesures.", à quoi j'ai répondu: "C'est où exactement la mesure de la connerie? Avec M. Léotard, on a un indubitable expert." Puis vous: "Smeyers le Smurf, je préfère passer pour un con aux yeux d'un abruti que m'abaisser à l'insulte en guise d'argumentation.". Mais deux choses: je ne suis pas si sûr que "abruti" soit autre chose qu'une insulte. Et deux, je n'aurais jamais osé vous qualifier de champion, en la matière. Simple expert.

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