Négociations fédérales: «C’est l’épargnant flamand qui paiera l’accord de coalition Vivaldi», selon Bart De Wever

Négociations fédérales: «C’est l’épargnant flamand qui paiera l’accord de coalition Vivaldi», selon Bart De Wever
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Alors que se constitue un nouveau gouvernement qui maintient la N-VA dans l’opposition, M. De Wever a porté, sur le plateau du Zevende Dag (VRT) une nouvelle charge contre cette coalition «Vivaldi» (socialistes, libéraux, écologistes et CD&V). Selon le président de la N-VA, « l’épargnant flamand » paiera ce coût. « Quelle que soit la manière dont vous le gérez ou le retournez, que ce soit par le biais de l’impôt ou de la dette, c’est l’épargnant flamand qui paiera ». Il voit dans le programme gouvernemental en gestation «une fête pour la cigale et une catastrophe pour la fourmi», qui est à ses yeux «l’épargnant flamand».

La N-VA, qui avait elle-même négocié cet été de manière approfondie avec le PS en vue d’un gouvernement de crise de deux ans, était disposée à accepter des revendications sociales contre des réformes institutionnelles, mais cet accord a échoué.

Elle a publié ce week-end une note qu’elle présente comme le dernier état des négociations PS-N-VA avant leur échec. En trahissant la confidentialité de ce document, Bart De Wever affirme faire preuve de transparence, là où d’aucuns y auront vu une tentative de déstabiliser la formation de la Vivaldi. Le bourgmestre d’Anvers reconnaît que les exigences des socialistes étaient chèrement payées dans cette note, mais il prédit que le prochain accord Vivaldi fera advenir «des projets verts une nouvelle fois très onéreux», notamment en raison du maintien de la sortie du nucléaire et de l’ambition de réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre.

Système électoral majoritaire

Pour faire évoluer la situation en sa faveur, Bart De Wever plaide pour un système électoral majoritaire, qui ferait basculer tous les sièges d’une circonscription dans l’escarcelle du parti arrivé premier, plutôt que l’actuel système proportionnel, où les sièges sont répartis en fonction des résultats de chaque formation. Il y voit la possibilité de faire émerger de grands blocs politiques. «On aurait ainsi probablement un grand parti au nord qui sera dominant, au sud également, et ces deux-là devraient conclure un accord qui serait confédéraliste».

Concernant la présidence de la N-VA, Bart De Wever affirme ne pas encore avoir décidé s’il se porterait candidat à un nouveau mandat, même si le conseil du parti l’a récemment autorisé à se présenter une nouvelle fois.

 
 
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