FinCEN Files: Belfius a distribué du cash par millions à un acheteur d’«or sale», la banque s’explique

Grâce à un accord avec la banque Belfius, la société anversoise Tony Goetz - condamnée en janvier pour faux en écriture et blanchiment - a mis en place une combine permettant de racheter de l’or volé sans laisser de traces pendant plusieurs années, grâce à des versements uniquement en espèces, relatent De Tijd, Knack et Le Soir dans le cadre de leur enquête sur les FinCen Files.

En 2010, Belfius et Tony Goetz signent un «accord-cadre» qui prévoit que le marchand rachète tout l’or que des particuliers accepteront de lui céder, qu’il le fonde, puis le revende à Belfius. En contrepartie, la banque lui met un compte à disposition sur lequel elle paye le rachat du précieux métal.

Mais en janvier 2020, les dirigeants de l’entreprise sont condamnés pour avoir acheté au moins 32.697,47 kilos d’or de manière frauduleuse entre 2010 et 2011. Les enquêteurs sont même arrivés à la conclusion que l’entreprise avait déboursé plus d’un milliard d’euros, exclusivement en liquide, pour racheter cet or.

La banque belge aurait-elle fait preuve de laxisme ou d’un manque de vigilance dans le suivi des transactions de son client Tony Goetz ? La porte-parole Ulrike Pommee dément, et assure que Belfius a « toujours correctement contrôlé sa relation avec Tony Goetz SA ». Elle rappelle que son institution n’a jamais été sanctionnée dans le cadre de ce dossier.

 
 
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