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La Belgique dégaine l’appli Coronalert, le sésame de son déconfinement

Destinée à endiguer anonymement la propagation du virus, mais à pister les individus, l’application montre patte blanche en termes de respect de la vie privée. Reste à convaincre…

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Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 5 min

Coronalert, l’application belge de traçage du coronavirus via smartphone, devrait être disponible ce mercredi 30 septembre. Elle a pour ambition d’être adoptée par une large partie de la population dans le but de limiter la propagation du SARS-CoV-2. Son principe, en soi, est assez simple : notifier, anonymement, une personne dès lors qu’elle a pu être en contact avec une autre personne testée positive. Et l’inviter, dès lors, à redoubler de prudence pour ne pas contaminer d’autres personnes (quarantaine, détection de symptômes, médecin, test…). Statistiquement, plus on joue le jeu, moins le virus a de chances de se transmettre. Et plus le déconfinement sera simple.

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56 Commentaires

  • Posté par Joute Dodo, lundi 28 septembre 2020, 20:47

    Quel est l'intérêt d'une telle appli lorsque les tests Covid prennent tellement de temps à être faits et les résultats tellement de temps à être communiqués? Ne vaudrait-il pas mieux améliorer la rapidité des tests?

  • Posté par DELCHAMBRE Frederic, lundi 28 septembre 2020, 16:28

    Ils insistent tellement sur pas de géolocalisation, pas de conservation de données, anonymat,...etc etc toutes les deux phrases que j'en crois pas un mot.

  • Posté par Moreau Michel, lundi 28 septembre 2020, 18:52

    Trois type de problèmes (au moins) sont à considérer : 1) hacking par l'OS du portable (les ingés des GAFAM sont très créatifs) ; 2) attaque par des hackers externes utilisant par ex. les failles de Bluetooth ; 3) conséquences des liens que Sciensano va nécessairement maintenir entre pseudos, tests et échantillons. 1) et 2) sont peu probables, parce que les gains potentiels sont maigres... sauf si l'App présentait une belle porte d'entrée pour explorer le reste du portable, et encore, la portée de Bluetooth étant très limitée... C'est sans doute 3) qui pose le vrai problème, non pas par les données collectées (Sciensano les a de toute façon), mais par le développement éventuel de nouveaux croisements de databases sous prétexte d'efficacité sanitaire... (Voir l'article de Wielfried à propos de Fr. Robben). Du point de vue informatique, il y a un document intéressant (mais pas intégralement applicable au cas belge, attention) préparé par plusieurs chercheurs de l'INRIA, du CNRS, etc... à l'adresse suivante : https://risques-tracage.fr/

  • Posté par NICODEME CLAUDE, lundi 28 septembre 2020, 16:02

    Je ne vois pas la raison de générer plusieurs "crypto-identifiants". Mais j'imagine dès lors que, dès qu'on déclare sa "positivité" le GSM envoie à sciensano TOUS vos crypto-identifiants pour au moins les 14 derniers jours. Et de même Sciensano devra envoyer aux "connectés" la liste de tous ces "Id" (puisque la personnes peut vous avoir rencontré hier ou il y a 14 jours et donc avoir stocké l'Id d'hier ou d'il y a 14 jours. Mais alors, si 100% des gens ont l'app, étant donné qu'on détecte +/- 1500 nouveaux cas par jour, la liste de NOUVEAUX crypto-identifiants à envoyer par sciensano devra contenir 1500 x 14 (jours) x N (nb de génération par jour). Cette liste s'ajoutera aux listes des 14 derniers jours. Donc la listes envoyée devrait contenir quelque 294000 crypto-identifiants que l'app devra scanner par rapport à la liste conservée localement pour voir s'il y a au moins un match... Votre smartphone va être vachement occupé :-)

  • Posté par Moreau Michel, lundi 28 septembre 2020, 18:06

    En gros, c'est pour diminuer le risque de traçage des personnes : garder un même "pseudo" permettrait de vous "suivre" dans le temps ; augmenter l'entropie du système diminue mécaniquement les risques d'utilisation malveillante. Ceci dit, si l'App devait être utilisée en période d'intense contamination et parvenait à suivre, c'est surtout les centres de test qui seront submergés... Et comme Bluetooth n'a aucune idée du niveau de protection des personnes en "contact" (masquées ou non, séparées par une cloison de plexiglas, téléphones rangés dans deux sacs posés côte à côte mais à distance de leurs propriétaires elle-mêmes à distance réglementaire, etc...?) il y aura sans doute beaucoup de faux positifs...

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