La saison 2020-2021 au Centre culturel d’Uccle: les reprises étoilées à ne pas manquer

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Très attendu : « La mouche »

Une plongée dans l’univers palpitant et fascinant de la science-fiction, inspirée librement de la nouvelle de George Langelaan. A l’adaptation et à la mise en scène de ce spectacle récompensé par les Molières, on retrouve un artiste bien de chez nous : Christian Hecq, aujourd’hui sociétaire de la Comédie française et fasciné par les sciences et l’astrophysique. A ses côtés, la plasticienne et metteure en scène Valérie Lesort, qui a travaillé entre autres avec Philippe Genty, Luc Besson… ça ne peut que faire mouche !

Toute la saison.

Nos critiques des reprises

Walking thérapie * * *

Le 11 octobre

Nicolas Buysse et Fabio Zenoni vous entraînent dans une promenade pour parler du bonheur, du malheur et de tout ce qu’il faut changer pour que notre existence soit plus légère. Mais entre le thérapeute et son disciple, les choses sont compliquées… Mis en scène par Fabrice Murgia, ce moment de pur délire se renouvelle à chaque représentation en fonction des spectateurs, des lieux et des quidams croisés en chemin.

Le dernier salut

Le 25 octobre

Mettant fin à leur résidence permanente au Théâtre National, Patrick Donnay, Alfredo Cañavate et Jean-Pierre Baudson fêtent leur retraite avec panache. Et vous convient à un safari urbain d’une poésie punk pour rendre hommage à leur métier de comédien. Casque sur les oreilles, vous arpentez avec eux les rues. Ils déclament du Stig Dagerman, slament du Corneille, chantent du Gainsbourg ou du Reggiani, racontent leurs souvenirs et se frottent aux passants. Et la nuit semble soudain leur appartenir.

La vrille du chat

Le 19 novembre

Vous avez déjà vu les vrilles et contorsions dont est capable un chat avant de retomber sur ses pattes ? Eh bien, ce n’est rien à côté des mille et une manières dont se tortillent les cinq acrobates de Back Pocket dans ce ballet sportif fait de ralentis, accélérations, stop-motions, marche arrière, etc. Sans autre agrès que leur corps élastique, ils défient la gravité. Ils n’ont ni trapèze, ni bascule, ni mât chinois mais usent simplement de leur corps pour jouer avec la vitesse, la souplesse, l’agilité, la force. Du cirque à l’état brut !

Plasticine

Le 9 décembre

Dans une esthétique rétro, trois comédiens nous racontent des bribes d’enfance. Rien de spectaculaire et pourtant, l’ensemble nous colle à la rétine comme de la pâte à modeler sur les doigts. Un béguin malheureux. Une fugue ratée. Des discussions sur la mort. Une dispute homérique des parents. Une partie de cache-cache sensuelle. C’est tendre, drôle, un brin nostalgique mais dynamisé par une mise en scène diablement inventive. Dès 8 ans.

Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ?

Le 14 décembre

Dans un café Starbucks, Jessica prononce cette phrase terrible : « Brandon, ou bien tu me parles, ou bien je te quitte. » Ne fuyez pas ! Ce mièvre résumé est un trompe-l’œil, tout comme la pièce d’ailleurs, qui s’avère une formidable imposture. Ce puzzle fascinant d’Emmanuel de Candido et Pierre Solot commence comme une conférence gesticulée anecdotique et finit en une fable poignante sur les digital natives, la notion de « guerre propre » ou encore les lanceurs d’alerte.

Chat en poche

Du 28 au 30 janvier 2021

Le riche Pacarel veut dorer sa réputation en faisant jouer à l’Opéra une composition de sa fille. Pour ce faire, il décide d’engager un célèbre ténor bordelais mais va se méprendre sur l’identité du jeune homme qui se présente chez lui. Dialogue de sourds, malentendus à la chaîne, énormité des personnages : la pièce de Feydeau tourne ici à plein régime. D’autant que la mise en scène de Cécile Van Snick orchestre ce délire généralisé avec une sorte de folie qui frise la frénésie.

Work

Le 7 février

Claudio Stellato continue son travail sur le bois tout en élargissant sa palette d’accessoires. A la hache (dans La Cosa ) viennent ici s’ajouter marteaux, clous, scie sauteuse, peintures et même une bétonneuse qui joue les tourne-disques. Elevant le bricolage au rang d’art, le chorégraphe-circassien déploie un univers aussi foutraque que drôle, aussi abscons qu’esthétiquement soigné.

Les émotifs anonymes

Le 22 février

Angélique est émotive. Au point de ne pas savoir comment se débrouiller lorsqu’elle se trouve en public. Ayant besoin d’un boulot au plus vite, elle a postulé à la Fabrique de Chocolat dont le patron, Jean-René Van den Hugde… est émotif. Très émotif… Cette comédie romantique, que Jean-Pierre Améris et Philippe Blasband ont adaptée du cinéma au théâtre à partir de leur propre scénario, séduit d’autant plus qu’elle est portée par un quatuor de comédiens aussi attachants que leurs personnages.

El pueblo unido jamás será vencido

Le 16 mars

Alessandro Bernardeschi, Mauro Paccagnella et Lisa Gunstone questionnent la mémoire collective ou les luttes populaires et comment celles-ci entrent en dialogue avec les souvenirs personnels de chacun. Entre théâtre et danse, le trio puise de nombreuses références historiques pour mettre leur corps à l’épreuve de notions comme l’individu, le groupe, la revendication. Fragile et singulier.

Ida don’t cry me love

Le 18 mars

Lara Barsacq explore la personnalité d’Ida Rubinstein, danseuse des Ballets russes et forte personnalité du début du XXe siècle. Musique, chant, danse, théâtre et une bonne dose d’humour se mêlent dans un parcours constamment surprenant porté par trois interprètes complices. Elles parlent de la vie, des ruptures, de la perte, de la danse, de la musique, des plantes, des absents, de la nature. Elles chantent dans un savoureux mélange d’innocence et d’ironie légère. Et nous laissent sur une image finale à la fois énigmatique, évocatrice, surprenante et apaisée.

La soupe au(x) caillou(x)

Le 21 avril

Tout en racontant l’histoire de sa grand-mère qui inventait des plats pour faire manger des légumes à ses petits-enfants, Julie Annen prépare une soupe en même temps qu’elle manipule des légumes et convoque, avec moult ustensiles de cuisine, des légendes de rois et de pirates. Cerise sur le gâteau, on déguste la soupe après le spectacle. Dès 4 ans.

La classe des mammouths

Le 12 mai

Alors qu’on a retrouvé une défense de mammouth dans leur cour de récré, les enfants vont se plonger dans la préhistoire, en même temps qu’ils vont commencer à s’interroger sur les clichés sexistes. Quel rôle assigne-t-on aux garçons et aux filles à l’école, et dans la société. Avec humour, les marionnettes du Théâtre des 4 Mains prennent la question à bras-le-corps. Dès 7 ans.

Home

Le 18 mai

Dans une résidence pour personnes âgées, un homme et deux femmes se côtoient sans vraiment se voir tandis que le temps passe lentement, inexorablement, en silence. Audacieux, drôle, émouvant, ce spectacle de Magrit Coulon est entièrement basé sur les gestes lents, hésitants, les mimiques qui semblent chercher ce qu’elles pourraient bien signifier. Entre réflexions hilarantes et moments bouleversants, voici un formidable spectacle sur ces oubliés du monde qui regardent s’écouler lentement leurs dernières années.

Le champ de bataille

Du 8 au 10 juin

Dans cette adaptation du roman de Jérôme Colin mise en scène par Denis Laujol, c’est avant tout une guerre des nerfs qui se joue entre un fils dans la fleur (vénéneuse) de l’adolescence et un père dans l’épine (vicieuse) de la quarantaine. Usure du couple, sexualité au point mort, incompréhension de la moule provocatrice qu’est devenu son enfant, rancœur contre le système scolaire : notre homme (Thierry Hellin) va évacuer tout cela sur ses chiottes. Rythmé, drôle, attachant.

 
 
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