Grogne sociale à la Sûreté de l’État: les ministres font faux bond

Koen Geens, ministre de tutelle de la Sûreté de l’Etat, sera absent de la réunion de médiation convoquée par les syndicats. Il sera en effet à la Chambre à la même heure.
Koen Geens, ministre de tutelle de la Sûreté de l’Etat, sera absent de la réunion de médiation convoquée par les syndicats. Il sera en effet à la Chambre à la même heure. - Philip Reynaers / Photo News.

Comme nous l’écrivions la semaine dernière, les quatre syndicats représentants les services extérieurs de la Sûreté de l’État (comprendre : les agents de terrain) ont tiré « la sonnette d’alarme ». Cette procédure, rarissime, consiste à convoquer les ministres de la Justice et de l’Intérieur à une réunion de médiation.

Nos « agents secrets » entendent protester contre une réforme des statuts et des rémunérations validée récemment par le conseil des ministres. Les syndicats sont aussi mécontents de la manière dont a été mené le dialogue social sur ce texte.

« Une marque de mépris »

La réunion de conciliation aura lieu ce mercredi à 14h30. Mais, apprend-on de la part des cabinets de Koen Geens (Justice) et de Pieter De Crem (Intérieur), les deux ministres CD&V ne seront pas présents en personne ! Koen Geens, nous dit une porte-parole, est attendu à la Chambre à la même heure. Pas plus d’explications à l’absence du second. « S’il s’avère que les ministres ne sont pas présents, ce serait considéré comme une marque de mépris supplémentaire envers les services extérieurs et le statut syndical des services extérieurs », réagit Martine Renaux (SLFP). Qui rappelle qu’en l’absence de droit de grève la « sonnette d’alarme » est leur seul outil à disposition pour marquer un mécontentement et pousser au dialogue social.

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