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10.000 décès en Belgique: « Personne ne devait mourir seul, c’était notre combat »

Des acteurs de la santé ont accepté de raconter leur réalité au-delà des chiffres, la fin de vie des patients et la douleur de leurs proches.

Temps de lecture: 11 min

Ce mardi 29 septembre restera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire : le cap du million de décès liés au coronavirus dans le monde a été dépassé, selon les chiffres officiels. Vingt-quatre heures plus tard, c’est au tour de la Belgique d’affronter son destin, autour d’un chiffre symbolique, celui des 10.000 décès enregistrés depuis le début de l’épidémie.

En l’absence de certitudes sur l’évolution du virus et sur la manière dont il affecte l’organisme, les chiffres ont permis, depuis qu’elle frappe la Belgique, de nous situer dans la pandémie. Des données relatives aux nombres de testés positifs, d’admissions dans les hôpitaux aux lits en soins intensifs mais surtout au nombre de décès, que Sciensano a communiqués sans relâche au cours de 54 conférences de presse données entre mars et la mi-juin.

On imagine sans peine que personne, à Sciensano comme au Centre de Crise, n’a apprécié l’exercice. La voix chevrotante d’Emmanuel André lorsqu’il fut contraint d’annoncer le décès d’une enfant de 12 ans a confirmé la pénibilité de la tâche pour les communicants chargés d’assumer cette déchirante mission quotidienne.

Car au-delà de la réalité des chiffres, des statistiques, des graphiques et des projections, il y a cette souffrance qui, elle, ne se mesure pas. Il y a des familles décimées, des mains fiévreuses que personne n’a pu serrer avant que la vie ne s’éteigne, des couples sans âge qui n’ont pas pu se dire adieu et des jeunes qui ne se voyaient pas mourir d’une mauvaise grippe… Au-delà des chiffres, il y a aussi ces médecins, ces infirmières et infirmiers et ces psychologues qui ont traversé la crise la peur au ventre. Ces soignants furent aussi les derniers visages sur lesquels les mourants ont posé leur regard plein de détresse.

Aujourd’hui, ces acteurs de première ligne reviennent sur ce qu’ils ont vécu au-delà des chiffres. Une expérience qu’ils ont accepté de partager pour le jour où, enfin, la courbe de mortalité touchera la ligne d’horizon.

DOMINIQUE DUCHESNES
DOMINIQUE DUCHESNES

Dans les hôpitaux, une situation inédite

« J’ai en tête des images d’infirmières qui pleurent derrière leur visière. J’ai encore les larmes aux yeux quand j’en parle. Les gens mettaient tout leur cœur pour rendre les choses les plus humaines possibles mais il y a eu des craquages parce que c’était très particulier. On veut exercer ce métier parce qu’on veut faire de l’humain mais avec le coronavirus, il y a toutes ces barrières qui rendent le décès plus difficile à accepter. On peut accepter la mort d’un patient quand on fait de la médecine parce qu’au moins on peut lui tenir la main, lui sourire, échanger des regards… Là, ce n’était pas le cas ». Ces mots empreints d’émotion ce sont ceux de Jean-Christophe Goffart, chef du service de médecine interne à Erasme à la tête de l’unité Covid pendant la crise.

Ce médecin expérimenté a fait de l’accompagnement des patients en fin de vie son quotidien. Mais cette crise qui a contraint les hôpitaux à se verrouiller de l’intérieur et à isoler les malades a donné à son travail une autre dimension.

« C’était une gestion très particulière. La première fois que je vivais cela : un hôpital fermé au public et aux visites pour raisons sanitaires. La question de l’accompagnement des mourants a été un vrai dilemme pour pouvoir rester humain. Car le seul contact qu’avaient les gens qui étaient en détresse respiratoire, c’était avec un médecin ou une infirmière qu’il ne connaissaient pas. Une personne dévouée, mais derrière un masque et une visière et totalement inconnue ».

Comment refuser à un mourant de faire ses adieux à une fille, un petit-fils, un époux, un frère… Comment lui expliquer qu’on doit les priver de visites si on ne veut pas que demain, ils soient dix de plus au tableau des décès ? Que laisser sa famille entrer dans la chambre, c’est l’exposer au virus…

Maudit protocole

Révoltée par la détresse ces patients qui sentaient leur dernière heure arriver et par l’angoisse de leurs proches, l’équipe du Pr Goffard a quand même fini par faire quelques entorses à la règle de l’isolement total tout en s’assurant qu’aucun risque n’était pris. « On descendait chercher les proches, on les équipait et on leur expliquait que ce serait difficile d’être confronté à une personne en détresse respiratoire ».

A l’hôpital de Jolimont, à La Louvière, 19 lits sur 22 étaient occupés au plus fort de la crise. « On a senti le plafond. On avait très peu de marge de manoeuvre », se remémore le docteur Pierre Henin, chef du service des soins intensifs.

« Ce qui a été très particulier, C’est le côté destructeur de la pathologie, sa forme gravissime et le taux de mortalité important. Lorsque les malades arrivaient à l’hôpital, les portes se refermaient derrière eux et ils n’avaient plus aucun contact avec leurs famille. Il a fallu gérer les angoisses, accompagner les proches, les informer mais aussi recueillir les informations sur la personne. C’était une tâche répétitive, difficile, mais importante car cela nous permettant d’établir un lien de confiance. Importante aussi pour qu’ils acceptent une potentielle évolution défavorable de la maladie et qu’ils puissent se préparer à faire face au deuil. Quand on accueille un patient en soins intensifs, on sait que la famille veut qu’on lui communique des certitudes alors que notre rôle est de donner des nouvelles réalistes et souvent incertaines. Mais c’est avec ce langage vérité qu’on crée la confiance ».

« Dans cette crise », poursuit Pierre Henin, « on été fort privé de cette dimension là, comme les proches n’étaient pas admis à l’hôpital. On aurait pris des risques insensés en autorisant les visites. Alors on a pris les coordonnées des proches pour pouvoir nous-mêmes les appeler et les tenir informés. C’était très contraignant mais ça nous a permis de garder une chaîne de transmission. Même si un contact téléphonique ce n’est évidemment pas la même chose que de réunir la famille ».

Certains patients, relate encore le médecin, avaient très peur d’être intubés sachant qu’il y avait un risque de décès. Le personnel soignant a bien tenté de retarder au maximum l’intubation mais dans certains cas elle était inévitable. Et les patients n’ont effectivement jamais rouvert les yeux.

Alors à Jolimont aussi, la détresse humaine était telle qu’on a fini par mettre en place un protocole d’accompagnement. « On a instauré une dérogation à l’interdiction quand on sentait que le patient allait décéder : on a laissé entrer une personne équipée de matériel de protection et de masque… C’est une expérience traumatisante parce qu’il n’y a pas de contact physique. Les proches avaient aussi peur de se retrouver dans cet environnement agressif et d’être contaminés ».

Cette crainte de se mettre soi-même en danger a aussi habité le personnel soignant, comme le décrit le chef des soins intensifs au Groupe Santé CHC de Liège, Philippe Devos : « nous avons dû annoncer des diagnostics graves par téléphone. Ce n’est le plus fun dans une vie de médecin… D’un point de vue personnel, on a tous vécu avec l’inquiétude d’être soi-même contaminé, ou de faire une forme grave de la maladie. Dans mon secteur, on connaît tous un médecin qui a été hospitalisé aux soins intensifs pour le corona. On savait tous que cela pouvait nous arriver, sachant que le taux de contamination de soignants est le double de la population normale. On a aussi vécu avec l’inquiétude de contaminer ses proches, ça aussi c’est quelque chose qu’on a dû gérer. D’ailleurs, certains médecins et infirmières ont choisi de vivre en dehors de leur maison et de ne plus voir leur famille ».

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Dans les homes, « pire que la guerre »

L’enfer, le cauchemar… la guerre. Sans doute le mot pour exprimer les conditions de vie au sein des maisons de repos touchées par le Covid-19 n’existe pas encore. « Une patiente de 92 ans qui a survécu au virus m’a elle-même confié que ce qu’elle a vécu était pire que la guerre », confie Isabelle. Cette infirmière de 43 ans officie depuis près de 20 ans au sein d’une maison de repos de Herstal où elle vient de vivre les pires mois de sa carrière. « 22 personnes sont mortes sur les 150 résidents que compte l’établissement, explique-t-elle. Dans notre métier, nous sommes régulièrement confrontés à la mort mais pas dans de telles conditions et à une telle cadence. Les choses se sont enchaînées tellement vite, des patients sont morts en quelques heures et parfois dans beaucoup de souffrances. C’est un traumatisme qui va me poursuivre très longtemps. »

Ainsi, la première résidente morte du Covid au sein de l’institution hante encore les nuits d’Isabelle. « Je rêve d’elle presque tous les jours, dit-elle. Elle avait 70 ans. Elle a déclaré le Covid avant même le confinement et avec des symptômes, comme la diarrhée qui n’étaient pas ceux décrits par les autorités. Mais je connais mes résidents par cœur. Ce n’était pas une simple gastro, elle chutait plus souvent et elle s’affaiblissait terriblement, ce n’était pas normal. Il a fallu 15 jours pour qu’enfin elle soit testée. Mais trop tard pour la maison de repos où le virus s’était déjà propagé. »

« Je me sentais abandonnée »

Comme d’autres établissements, le matériel manque et les procédures tardent à se mettre en place. « Quand on a enfin créé une zone Covid, j’y ai été confinée avec trois aides-soignantes, dit-elle. Au début, on n’avait même pas de masques. Et puis, on a eu une blouse à se partager pour 24h. Je ne sais pas par quel miracle je n’ai pas été contaminée par le virus. » Dans son couloir Covid, Isabelle se retrouvait parfois seule pour gérer des patients en train de mourir. « Je me sentais abandonnée mais je ne pouvais pas, moi, les abandonner, confie-t-elle. Mon métier, c’est ma passion et mes résidents sont comme des membres de ma famille. Avec mes collègues, on se battait pour limiter leur souffrance. Je me vois encore courir comme une folle d’une chambre à l’autre avec mes bouteilles d’oxygène car oui, certains sont morts dans d’atroces souffrances, en s’étouffant ».

Dans la tempête, la mère de famille tente aussi comme elle peut de maintenir une once d’humanité. « On essayait d’avoir un contact téléphonique tous les jours avec les familles car je me mettais à leur place, l’angoisse devait être terrible, dit-elle. Je me souviens encore du coup de téléphone que Madame C., a pu passer à sa fille la veille de ses 90 ans, un jour où elle allait un peu mieux. Ce fut le dernier. Je n’étais pas là quand elle est décédée. C’est un des militaires venu en renfort qui l’a accompagné jusqu’à son dernier souffle. Car personne ne devait mourir seul, c’était notre combat. »

Renouer avec les familles endeuillées

Outre les visites exceptionnellement autorisées pour permettre aux familles de faire leurs adieux, d’autres moyens de communication ont été mis à la disposition des patients, ceux du moins qui étaient en état de parler. La proposition a aussi été faite aux familles de malades intubés mais l’expérience s’est avérée moins positive, certaines ne pouvant supporter la vision de leurs proches sous respirateurs.

Psychologue à l’hôpital de Jolimont, Andrey Lachaux travaille en étroite collaboration avec l’équipe du Dr Hénin. Tous les deux à trois jours, elle et ses collègues prennent contact avec le référent désigné par les familles qui ont manifesté leur besoin d’être soutenus. Un accompagnement qu’elle assure jusqu’à la sortie du patient des soins intensifs, jusqu’au décès ou tout simplement le temps nécessaire.

« Certains nous disaient qu’ils saluaient notre intention mais qu’ils n’en avaient pas besoin, d’autres nous ont recontacté plus tard car la situation perdurait. Au début, on imagine pas ce par quoi le patient va passer. On a par exemple rencontré beaucoup d’époux ou d’épouses âgés qui avaient vu leur proche partir en ambulance et qui, après, n’ont plus eu aucun contact avec lui. Quand on a passé 40 années ensemble, c’est inimaginable… Pour eux comme pour les autres, il est insupportable de ne pas pouvoir se voir. Avec la conséquence qu’ils ne parviennent pas à mettre une image sur cette réalité. Les seules choses auxquelles ils peuvent se raccrocher, c’est ce qu’ils voient dans les médias. Beaucoup demandent si leur proche a souffert, si une infirmière était à leur chevet au moment du décès ».

Tout comme le Dr Goffart, la psychologue est régulièrement confrontée, dans le cadre de son métier, à la maladie et à la mort. Mais les circonstances l’ont forcée à revoir sa manière de travailler avec des patients en fin de vie. « Dans des circonstances normales, nos entretiens se font de visu. On prend un moment avec le proche pour le soutenir. Ici, on loupe tout ce qui est non verbal, ce qui nous contraint à ajuster notre approche. Mais inévitablement, le soutien est différent ».

À lire aussi Bruxelles, Namur, Brabant wallon…: ce qui change le 1er octobre dans la lutte contre le coronavirus

La famille: «Maman est morte dans sa maison de repos pour que nous puissions l’accompagner jusqu’au bout»

Le témoignage de François Roosens, pompier-ambulancier professionnel, doublement aux prises avec le coronavirus.

Temps de lecture: 3 min

Si la crise du coronavirus n’a épargné personne, il y en a certains qui y ont été plus exposés que d’autres. C’est le cas de François Roosens à Saint-Ghislain. Ce pompier-ambulancier professionnel a eu à gérer le virus et ses conséquences dans tous les pans de sa vie. D’abord, d’un point de vue professionnel puisqu’il est délégué syndical SLFP et qu’il a été au cœur des négociations menées pour tenter de protéger au mieux le personnel des soins de santé. Ensuite, sur le plan personnel, il a été confronté à la maladie qui a mortellement touché sa maman, résidente en maison de repos. « Elle avait 73 ans, confie-t-il. C’est encore jeune évidemment mais maman souffrait de la maladie de Parkinson depuis ses 55 ans. Elle avait donc beaucoup de problèmes annexes liés à cela. Nous avions fait le choix d’une maison de repos en concertation avec elle car elle ne pouvait plus vivre seule. Elle gardait tout de même une certaine autonomie puisqu’elle allait de temps en temps au marché de Saint-Ghislain et boire son petit verre sur la place. »

Conscient des ravages que le virus provoque dans les maisons de repos, François Roosens reste malgré tout confiant pour sa maman. « Cela m’a rassuré quand la Wallonie a décidé de confiner les établissements, explique-t-il. J’ai toujours eu de très bons contacts avec le personnel infirmier et donc j’avais des nouvelles très régulièrement. En avril, j’avais un petit espoir que le home passe à côté et puis cela s’est déclaré d’un coup. Un premier cas a été détecté à l’étage au-dessus et puis le lendemain, maman a commencé à chauffer. Et très vite, les cas se sont multipliés. »

La vieille dame est une des premières à bénéficier des tests de détection en Wallonie. « Et il était malheureusement positif, dit-il. Très vite, avec mon frère, on s’est posé la question de savoir ce qu’on allait faire. Il y avait la possibilité de l’envoyer à l’hôpital mais nous ne voulions pas d’un acharnement thérapeutique disproportionné par rapport à l’état de santé initial de maman. Nous savions aussi que là-bas, elle serait complètement seule puisque toute visite était interdite. Nous avons fait le choix, en concertation avec son médecin, de la laisser dans la maison de repos où elle pourrait recevoir les soins palliatifs dont elle avait besoin. Nous savions aussi que dans ce cas de figure, nous pourrions être présents et l’accompagner jusqu’au bout. Et nous l’avons fait durant quatre jours. Nous avons profité de ses derniers moments d’éveil pour faire des vidéos pour les petits-enfants et c’était très important. Elle a été accompagnée jusqu’au bout notamment par l’infirmière qui m’a appelé à 6h du matin pour m’annoncer sa mort. »

Sciensano: «Derrière les chiffres, des tragédies»

L’institut de santé publique est aux premières loges de la crise, avec parmi ses missions celle de livrer les chiffres de l’épidémie, quotidiennement depuis le 1er décès, le 10 mars.

Temps de lecture: 2 min

L’institut scientifique de référence en épidémiologie des maladies infectieuses Sciensano était aux premières loges pour la surveillance de l’épidémie de coronavirus. C’est sur les chiffres livrés par les spécialistes de l’institut que reposaient les bilans de presse quotidiens livrés par les experts du centre de lutte contre le covid-19. Depuis le 10 mars, les décès COVID-19 se sont invités au menu de leur journée, sans discontinuer. Derrière ces chiffres, c’est une équipe complète d’une dizaine de personnes qui a dû se constituer autour des épidémiologistes attitrés de l’institut.

Au rang des défis, la question technique pour collecter et rassembler l’ensemble des informations s’est d’emblée posée. « Les données provenaient de huit flux différents, tous dans des formats différents. Et en plus de la multiplicité des sources, nous avons été confrontés à des changements dans les systèmes d’enregistrement, à des informations manquantes et incohérentes, à la notification tardive des décès alors que, d’autre part, il y avait une demande pour que les données notifiées soient presque immédiatement disponibles. »

Le 10 avril, le bilan quotidien atteignait son sommet, avec 302 morts sur la journée et un total de 4.007 décès liés au coronavirus. Pour l’équipe de Sciensano, les premiers jours d’avril ont « marqué les esprits, durablement » : « derrière les chiffres, il y a des personnes et des tragédies. La période durant laquelle nous avons vu le nombre de décès augmenter très vite au début de l’épidémie était très compliquée. Le fait de réaliser que des personnes jeunes étaient décédées n’était pas non plus évident, et nous veillions toujours à contacter les régions ou les hôpitaux concernés, pour nous assurer qu’il n’y avait pas d’erreur d’encodage dans les âges ».

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12 Commentaires

  • Posté par LAMBERT André, jeudi 1 octobre 2020, 11:26

    @Staquet Jean-marie : Quand vous déversez votre bave sur la génération des soixante-huitards, qui d'après votre vous serait la génération la plus inutile et la décadente de l'histoire de l'Occident, je pense que le petit poids que vous avez certainement à la place du cerveau n'a pas suffisamment mesuré la totale imbécilité de votre propos. Car, probablement, en tant que jeune nombriliste obtus vous avez oubliez que c'est en partie grâce notamment à la génération 68, que la société a changé et s'est complètement ouverte vers plus de liberté, dans un monde qui était encore, à l'époque, solidaire avec une économie qui fonctionnait correctement. Qu'est-ce que les générations suivante en ont fait, si ce n'est que de se vautrer dans l'assiette au beurre et puis de la galvauder et d'en faire une société complètement égoïste du chacun pour soi et repliée sur elle-même, où tout devrait leur être dû sans même l'avoir mérité et aussi où l'horizon de beaucoup ne dépasse pas le bout de leur nez. Donc, petit monsieur égoïste et sans doute narcissique, continuez à fumer la moquette. Et, la génération des soixante-huitards vous emmerde !!!

  • Posté par LAMBERT André, jeudi 1 octobre 2020, 17:03

    @Staquet jean marie : les cons çà osent tout, c'est d'ailleurs à cela qu'on les reconnaît. Votre verbiage en est un parfait exemple. Continuez donc à croupir dans votre égoïsme aveugle et votre parfaite médiocrité !!!

  • Posté par Staquet Jean-marie, jeudi 1 octobre 2020, 15:25

    La génération suivante, mon petit monsieur, elle n'a connu que les crises que vous avez provoquées. En Espagne, les jeunes actuels en sont déjà à la deuxième crise majeure en moins de 10 ans. Toujours pour sauver les 68-ards et leurs petites économies et surtout leurs pensions qu'ils n'auront jamais payées car leurs prédécesseurs, eux, ne restaient pas 30 ans à la retraite après la pré-pré-prépension suivant une carrière parsemée de congés de maladie et de RTT. Et pas l'ombre d'un merci, rien. Les générations suivantes en ont pour 50 ans à rebâtir ce que vous avez bousillé. Voilà la réalité. Souffrez donc qu'on vous la rappelle. Et jusque sur votre lit de mort, vous vous permettez de torturer psychologiquement jusqu'aux plus jeunes enfants qui, comme l'a dit un autre intervenant, grandissent avec l'impression d'être de trop, d'être un danger pour les vieux à qui tout est dû. Ils ne pourront jamais jouer, avoir une vie insouciante, comme vous l'avez eue. Les 68-ards, des "altruistes"? Mon oeil, oui! "Après nous, les mouches", voilà leur devise.

  • Posté par Staquet Jean-marie, jeudi 1 octobre 2020, 8:22

    Pendant ce temps, les commerçants qui ce suicident ou les gens qui meurent d’autre chose sont oubliés. Ils sont probablement moins morts. Et le virus liberticide, lui, il agit, il agit... certains auront mal quand ils vont se réveiller.

  • Posté par Thunus Didier, mercredi 30 septembre 2020, 23:25

    Tout ça est bien triste en effet, mais qu'est-ce qui est le plus triste: des personnes âgées qui meurent un peu plus tôt que prévu, ou bien des générations entières qui sont sacrifiées? On construit l'avenir d'une société avec les jeunes, pas avec les vieux. Or aujourd'hui on prive nos bébés de sourire pendant toute la journée à la crèche, on terrorise nos enfants parce qu'ils risquent de "tuer" papy et mamy, on compromet l'avenir de nos ados qui ont droit à un enseignement au rabais, on coupe les ailes à nos jeunes adultes qui n'osent pas s'investir dans une économie moribonde. Tout ça pour prolonger de quelques mois/années la vie de nos personnes âgées, qui seraient pourtant les premières à vouloir se sacrifier pour leurs enfants et leurs petits enfants. Et on ne laisse même pas les moins chanceuses d'entre elles mourir dans la dignité et l'amour de leurs proches. On traite les anti-masques d'égoïstes et de négationnistes, mais c'est là une vision à bien court terme. Ce sont au contraire les partisans des restrictions qui sont égoïstes et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Cet article est certes important parce qu'il retrace un épisode qui marquera notre histoire à jamais et qu'il est crucial de prendre du recul et de faire son deuil. Mais il faut se relever maintenant, et reconstruire de l'espoir, au lieu de s'apesantir et de continuer à nous priver de liberté. Je sais que très peu seront d'accord avec moi, mais j'espère au moins en faire réfléchir quelques autres.

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