Une peine de travail de 200 heures pour celui qui avait subtilisé l’arme d’un policier lors d’émeutes à Anderlecht

Une peine de travail de 200 heures pour celui qui avait subtilisé l’arme d’un policier lors d’émeutes à Anderlecht

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé une peine de travail de 200 heures à l’encontre de M.K., un jeune homme de 19 ans qui avait volé l’arme de service d’un policier, lors d’émeutes à Anderlecht en avril dernier, selon le jugement rendu lundi et dont Belga a pris connaissance mercredi. Le juge Olivier Bastyns a considéré les faits comme « très graves » mais a tenu compte de l’absence d’antécédents judiciaires du prévenu ainsi que de son jeune âge. Concernant la peine de travail, le magistrat a suggéré qu’elle ne se fasse pas dans une maison de quartier mais plutôt dans un service de l’État, d’une région ou d’une province, pour que l’exécutant se conforme à des horaires et à un cadre hiérarchique.

Le tribunal a retenu toutes les préventions qui étaient mises à charge du prévenu, excepté le fait d’avoir agi à plusieurs. Il a ainsi estimé qu’il était coupable de détention illégale d’une arme à feu, de menaces, de rébellion et de vol, avec la circonstance aggravante que ce vol a été commis avec violence, considérant que les tirs en l’air étaient notamment destinés à se maintenir en possession de l’arme.

M.K., un jeune homme de 19 ans était poursuivi pour avoir subtilisé l’arme de service d’un commissaire, dans un fourgon de police, pris d’assaut par des émeutiers, le 11 avril dernier à Anderlecht. Ce jour-là, une centaine de personnes s’en étaient prises à la police, après s’être rassemblées pour exprimer de la colère au nom d’Adil, un jeune Anderlechtois décédé à l’issue d’une course-poursuite avec la police.

Des véhicules – certains appartenant aux forces de l’ordre – mais aussi des bâtiments et du mobilier urbain avaient été saccagés.

 
 
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