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Un gouvernement par défaut avec une responsabilité historique

C’est tout le paradoxe de ce nouveau gouvernement. Il ne part pas gagnant mais porte en même temps une responsabilité historique. Celle de conduire le pays vers la sortie de crises sanitaire, économique et démocratique sans précédent.

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Chef du service Politique Temps de lecture: 3 min

Cela devrait être un jour de fête.

Le système belge, que l’on disait grabataire, parvient à enfanter miraculeusement un nouveau gouvernement fédéral, et d’éviter un retour aux urnes où l’on annonçait l’entrée de l’extrême droite par la grande porte.

Les pensions vont augmenter, les jeunes vont voter dès 16 ans pour les Européennes, le pays va investir un milliard, la lutte contre le Covid va s’organiser, le climat fait plus qu’une ligne au bas de l’accord.

Et les francophones, qui ont voté majoritairement à gauche, trouvent dans cette équipe un reflet relativement correct de leurs choix électoraux.

Mais au-delà des congratulations réciproques des artisans de ce gouvernement, au-delà de leurs rires ou de leurs larmes de bonheur, ne nous voilons pas la face, cette fête est aussi joyeuse qu’une célébration de mariage en plein Covid.

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10 Commentaires

  • Posté par Jose Dedeurwaerderi, jeudi 1 octobre 2020, 13:43

    Une tres bonne posibilite de faire quelque chose qui etait finalement inespere. Les points retenus sur la plateforme de travail semblent couvrir les besoins immediats. Bien d'aspirer a ...2050 pour les emissions de gaz, mais les priorites maintenant sont de faire revivre le pays.

  • Posté par Poullet Albert, mercredi 30 septembre 2020, 22:27

    Bravo ! bien plus intèressant que les lâches palabres et gesticulation des extrémistes !

  • Posté par Staquet Jean-marie, mercredi 30 septembre 2020, 22:27

    Le communicateur a bien travaillé: il a casé l'élément de langage obligatoire moderne "complotiste", le nouveau synonyme de "opposant politique".

  • Posté par Petre Eric, mercredi 30 septembre 2020, 21:53

    J'ai beaucoup de mal à y croire. Des coalitions compliquées ont pu fonctionner dans ce pays... quand il y avait au moins un minimum de marges de croissance, que les électeurs des uns et des autres aient leur part de "cadeaux" Avec une récession dont les effets dureront au moins jusqu'à la fin de législature (et le pire est à venir, quand les faillites vont se multiplier) j'ai bien peur que les cadeaux donnés d'une main seront bien vite repris de l'autre... en double. Dans ces conditions qui peut espérer un gouvernement populaire? Cette coalition ressemble à une tentative désespérée de sauver ce qui ne peut plus l'être.

  • Posté par Trevisan Lucio, mercredi 30 septembre 2020, 23:40

    J'ai beaucoup de mal à y croire également, mais bon, je me suis déjà trompé en déclarant qu'il n'y avait pas la volonté d'y arriver pour certains. Je pense qu'ils ont eu effectivement très peur des élections. Je vous rejoins en ce qui concerne les cadeaux. Ils ont déjà prévu les taxes si certains objectifs ne sont pas atteints. Apparemment, il faut lire entre les lignes.

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