Vivre plus longtemps… mais jusqu’à quand exactement?

Une grande enquête sur la longévité et l’espérance de vie révèle le rapport des Belges au fait de vivre plus longtemps. Et il y a plusieurs enseignements à tirer…

« Jusqu’à quel âge souhaitez-vous vivre » ? C’est en soi une des questions qui a été posée lors de la grande enquête sur la longévité, initiée par l’assureur-vie NN. Si cette question peut paraître farfelue pour certains, il est indéniable qu’elle se posera un jour, l’espérance de vie augmentant ainsi de 3 ans tous les 10 ans. Cette enquête révèle aussi différentes choses.

Vivre plus longtemps : jusqu’à 100 et 125 ans…

Vivre jusqu’à 100 ans, en restant en bonne santé ? C’est quasiment un grand oui, 74% des répondants voyant cela d’un œil positif. « Devenir centenaire, c’est un cap symbolique et intéressant », explique Sarah, 32 ans et employée dans une agence de communication. « Se dire qu’on devient centenaire, c’est un bel objectif ». On peut toutefois noter que 26% des répondants n’ont aucune aspiration à devenir centenaire. « Pour quoi faire ? », répond Thomas, ingénieur de 49 ans. « Notre vie est déjà assez remplie comme cela et je ne me vois pas personnellement la prolonger à outrance ». Et vivre encore plus longtemps ? Les résultats de l’enquête montrent une légère baisse des réponses positives avec 60%, toujours une majorité donc, qui se voient vivre jusqu’à 125 ans. « 25 ans, c’est tout de même plus d’un tiers de notre espérance de vie actuelle, et certains se disent peut-être qu’ils ont assez d’une vie », continue Sarah.

…mais pas forcément éternellement non plus

Et si on pouvait vivre encore plus longtemps, jusqu’à 150, 175 et même 200 ans ? La proportion s’équilibre puisque l’on remarque une quasi-égalité 50/50, peu importe l’âge proposé. C’est aussi l’avis de nos intervenants. « Vivre plus longtemps, c’est vivre de nouvelles choses », ajoute Sarah. Les avantages d’une vie plus longue sont en effet nombreux, entre nouvelles expériences, temps passé avec la famille et carrières différentes. Mais pas pour tout le monde : « J’ai du mal à m’imaginer à 100 ans, alors à 150 et 200, c’est un concept abstrait. Et je ne suis pas sûr que la société et nos modes de vie soient prêts à cette éventualité », reprend pour sa part Thomas.

Des changements à un plus haut niveau seront nécessaires

Si nous vivons plus longtemps, nous serons également plus nombreux sur Terre. Et plusieurs choses devront changer. La première selon la majorité des répondants à l’enquête ? La manière dont les autorités et la sécurité sociale fonctionnent. Nos deux témoins sont d’ailleurs d’accord sur ce point. « A quel âge serait la pension, combien coûtera la sécurité sociale, comment et où allons-nous vivre et comment seront gérées les carrières ? Il y aura beaucoup de changements à instaurer… et à (faire) accepter », entonnent-ils presque en chœur. Les (futures) autorités du pays et du monde dans l’ensemble auront en effet du pain sur la planche.

Et vous, êtes-vous prêt(e) à vivre plus longtemps et plus heureux ?
Participez à la grande enquête sur la longévité, initiée par l’assureur vie NN.
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