La saison 2020-2021 à l’Atelier Théâtre Jean Vilar: les reprises étoilées à ne pas manquer

Très attendu : « L’errance de l’hippocampe »

On leur doit des spectacles marquants comme L’herbe de l’oubli (sur le nucléaire) ou Gunfactory (sur la fabrique d’armes). Revoici les marionnettes de la compagnie Point Zero dans un voyage toujours sensoriel sur le thème des troubles de la mémoire, et en particulier la maladie d’Alzheimer. Un spectacle pensé comme «  une invitation à s’engager sur un chemin d’ordre visuel, sensitif et émotionnel ; à se forger son image personnelle de l’invisible ; à découvrir d’autres prismes du réel. »

Toute la saison.

Nos critiques des reprises

D’autres vies que la mienne

Du 14 au 30 octobre

Claude Enuset relève un fameux défi en adaptant le roman d’Emmanuel Carrère, un livre qui tient sur un fil miraculeux sans jamais sombrer dans le pathos tout en creusant une matière hautement douloureuse. Alors même qu’elle avance dans la plus extrême précarité, au milieu de ménages surendettés et de familles broyées, la pièce parvient à rayonner d’une étrange lumière, porteuse d’espoir, de douceur, d’humanité.

Le champ de bataille

Du 10 au 25 novembre

Dans cette adaptation du roman de Jérôme Colin mise en scène par Denis Laujol, c’est avant tout une guerre des nerfs qui se joue entre un fils dans la fleur (vénéneuse) de l’adolescence et un père dans l’épine (vicieuse) de la quarantaine. Usure du couple, sexualité au point mort, incompréhension de la moule provocatrice qu’est devenu son enfant, rancœur contre le système scolaire : notre homme (Thierry Hellin) va évacuer tout cela sur ses chiottes. Rythmé, drôle, attachant.

Sonate d’automne

Du 1er au 17 décembre

Le film d’Ingmar Bergman est aujourd’hui transposé à la scène par Bruno Emsens. Une mère et sa fille règlent leurs comptes et c’est tout le public qui sort K.-O. Jo Deseure et Julie Duroisin sont les deux faces d’une même médaille, frappée du sceau d’un amour filial contrarié. Tantôt c’est l’une qui domine de son assurance tapageuse, tantôt c’est l’autre qui prend le dessus dans une tirade pleine de morgue et de fureur.

Edmond

Du 2 au 5 décembre

Le metteur en scène français Emmanuel Meirieu adapte à la scène le livre de Patrick Declerck dans lequel ce dernier raconte les quinze années durant lesquelles il a suivi les clochards de Paris comme ethnographe puis comme psychanalyste. Un monologue magistralement interprété par François Cottrelle (qui a participé à l’adaptation) dans un décor évoquant autant le naufrage que l’espoir d’un ailleurs.

La soupe au(x) caillou(x)

Le 19 décembre

Tout en racontant l’histoire de sa grand-mère qui inventait des plats pour faire manger des légumes à ses petits-enfants, Julie Annen prépare une soupe en même temps qu’elle manipule des légumes et convoque, avec moult ustensiles de cuisine, des légendes de rois et de pirates. Cerise sur le gâteau, on déguste la soupe après le spectacle. Dès 4 ans.

Ni oui ni non, bien au contraire

Le 20 décembre

Le Professeur Pompon répond aux questions des enfants grâce à un théâtre d’objet d’une inventivité folle. Est-ce que les grands sont toujours les plus forts ? Si demain, c’est demain, alors pourquoi c’est plus demain quand on est demain ? Est-il possible que ma maman ne m’aime pas ? Grave ou plus légère, chaque question provoque la manipulation d’objets-métaphore. Une nouvelle perle d’Arts et Couleurs. Dès 4 ans.

L’ours qui n’était pas là

Le 23 décembre

A priori, une histoire toute simple, celle d’un ours qui tombe un jour sur ce mot : es-tu bien moi ? A posteriori, un voyage aussi poétique que philosophique avec Caroline Husson, conteuse extraterrestre qui convoque un ours en pleine quête identitaire, une vache complaisante, un lézard paresseux, une tortue-taxi. Et quelques réflexions profondes sur le silence, les joies de se perdre, les plaisirs fugaces et puis surtout, l’importance d’apprendre à se connaître et à s’aimer. Dès 8 ans.

NinaLisa

Du 12 au 22 janvier 2021

Nina Simone, une chanteuse qui a marqué le XXe siècle. Lisa Simone, sa fille, une chanteuse qui s’impose au XXIe siècle. Leurs relations n’ont pas toujours été sereines. Dans cette pièce, Nina et sa fille se parlent, à cœur ouvert. Relations chahutées mais passionnées. Malgré les reproches, la souffrance, c’est un torrent d’amour qui se déverse de l’une vers l’autre. Alors, elles chantent. Et formidablement bien, accompagnées par l’excellent Charles Loos au piano. Comme elles le chantent, « They put a spell on you », elles vous envoûtent.

 
 
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