Tour d’Italie : «Rester calme», le mot d’ordre de Simon Yates dans sa quête du maillot rose

Simon Yates
Simon Yates - AFP

Yates avait remporté trois étapes au Giro 2018 et avait démarré l’étape du vendredi, à deux jours de l’arrivée, avec le maillot rose sur les épaules. Chris Froome avait alors réalisé un incroyable solo tandis que Yates s’écroulait, terminant à 39 minutes de son compatriote.

«Nous avions pris la course en mains dès le départ», se souvient Yates. «Nous voulions la victoire finale et avions couru de manière agressive. Et le Giro s’est terminé de manière très différente. A la Vuelta, plus tard dans l’année, nous avions adopté une autre approche. Rester calme était le mot d’ordre. Une course par étapes dure trois semaines. Ici aussi nous devrons rester calmes quand il le faudra.»

Yates s’attend à perdre du terrain lors du chrono d’ouverture, mais voit l’opportunité de faire des petites différences lors des deuxième et troisièmes étapes, qui arrive à l’Etna. «C’est difficile de faire des pronostics, il faut s’attendre à tout.»

Ce qui est sûr, c’est que Yates n’est pas un spécialiste du contre-la-montre alors que ce Giro compte presque 65 kilomètres d’effort en solitaire, répartis en trois étapes. «Le prologue (15,1 km) est le pire chrono que je puisse imaginer, il est presque tout le temps en descente. Ce sera difficile. Le deuxième est plus accidenté, mais ce n’est toujours pas mon affaire. Je ferai de mon mieux aussi lors du troisième chrono à Milan, mais je ne serai jamais un coureur qui attend avec impatience les contre-la-montre.»

Yates devra donc gagner du temps dans d’autres étapes. «Je me suis bien entraîné, ma condition est bonne et j’ai confiance de pouvoir jouer mes cartes.»

Concernants ses rivaux, Yates estime que «Geraint Thomas est le grand favori, quand tu vois son chrono aux Mondiaux. Mais Nibali et Fuglsang ne sont pas mauvais non plus contre la montre, même si Geraint est le meilleur des trois. Ce sera un chouette Giro. Je n’efface pas Nibali. Il a 35 ans, mais je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas gagner. Il a gagné deux fois et a l’expérience pour le faire une troisième fois. Tu dois tenir compte de lui.»

Quant à Steven Kruijswijk, de retour de blessure, «personne ne sait quelle est sa condition. Quand il est en forme, tout le monde sait que Steven est un coureur qui coure bien sur trois semaines, toujours constant. »

 
 
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