Hugo Broos sur l’évolution de Vincent Kompany: «Il a compris que tout n’arrive pas du jour au lendemain»

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Pour sa première au stade Jan Breydel en tant que coach principal d’Anderlecht (NDLR : le 7 décembre 2002), Hugo Broos avait eu droit à une parodie de football. On avait plutôt assisté à un combat de rue où tous les coups étaient permis – Maertens, De Boeck et Jestrovic ont été exclus – avec en « apothéose » une bagarre générale. « Cela n’a jamais été un match de football, se remémore Broos après lui avoir rafraîchi la mémoire. Le match a déraillé. L’arbitre ne l’avait pas en main. C’est devenu de pire en pire au fil des minutes avec des tacles de plus en plus dangereux. C’était n’importe quoi. Après la rencontre, des supporters sont allés à la maison de l’arbitre pour lancer des pierres. »

La première dans l’antre des « Blauw en Zwart » – le 16 décembre 2007 – n’a pas été aussi mouvementée pour Ariël Jacobs. Le Diegemois était dans la même configuration que Vincent Kompany. Bruges, c’était le cinquième de ses 239 matchs en tant qu’entraîneur du RSCA pour celui qui venait de prendre le relais de Franky Vercauteren. Sur le fond aussi, la situation était similaire. « On était en train de reconstruire quelque chose, indique Jacobs. On n’était pas prêt pour ce match-là. Au final, cette défaite (NDLR : 1-0, but du regretté François Sterchele) aura été un accident de parcours parce que nos chiffres ont été positifs contre Bruges. »

Deux anciens coachs qui suivent attentivement les premiers pas de Vincent Kompany. « Il a dû constater qu’en tant que coach, vous traînez les conséquences du match précédent pendant toute la préparation du match suivant », avance Ariël Jacobs. Hugo Broos, lui, a déjà vu du changement chez son ancien poulain. « Il ne rêve plus, tranche-t-il. Il a beaucoup appris la saison dernière. Il était dans les nuages dans sa manière d’évaluer le jeu de son équipe. Aujourd’hui, il a compris que tout n’arrive pas du jour au lendemain. Il est devenu plus réaliste et moins idéaliste. »

 
 
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