Wall Street termine en baisse après le test positif au Covid-19 de Donald Trump

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), a baissé de 0,48% à 27.682,81 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 2,22% à 11.075,01 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a perdu 0,96% à 3.348,49 points.

Le locataire de la Maison Blanche a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un tweet, qu'il avait été testé positif au Covid-19 tout comme sa femme Melania, et qu'il se mettait en quarantaine à la Maison Blanche.

Les indices ont limité leurs pertes à la mi-séance mais les secteurs technologiques et de la communication ont mené la descente. Ils ont clôturé respectivement en repli de 2,55% et 1,99%.

Le VIX, surnommé indice de la peur, qui mesure la volatilité de la Bourse new-yorkaise, a grimpé de 3,45%, suggérant que les courtiers et les investisseurs étaient plus inquiets que la veille.

"Les actions de la tech ont connu une montée incroyable jusqu'à ces dernières semaines, donc ce sont elles qui ont subi le plus de pression", a expliqué Tom Cahill de Ventura Wealth Management. Les grands titres du secteur technologiques ont plongé comme Apple (-3,23%), Microsoft (-2,95%), Amazon (-2,99%) et Intel (-2,35%).

"Mais dans l'ensemble, je trouve que les pertes sont assez contenues vu les incertitudes liées aux élections et maintenant le fait que le président ait contracté le virus", a indiqué Tom Cahill de Ventura Wealth Management. Il a rappelé que le Nasdaq sur un an était encore en hausse de plus de 20%, le S&P en progrès de plus de 3% et le Dow Jones en repli de seulement 3%.

Le simple fait que le président s'isole "ajoute à l'incertitude dans la course à la présidentielle le mois prochain", a relevé pour sa part Fawad Razaqzada de ThinkMarkets.com. Et "les marchés n'aiment habituellement pas l'incertitude."

Les investisseurs digéraient vendredi de surcroît des chiffres de l'emploi mitigés, avec un taux de chômage certes en baisse à 7,9% pour septembre mais des créations d'emplois ralenties. L'économie américaine a créé bien moins d'emplois le mois dernier que ne le prévoyaient les analystes avec 661.000 nouveaux postes.

"Les chiffres de l'emploi étaient un peu inquiétants", a estimé l'analyste de Ventura Wealth. "Et à moins qu'on obtienne un stimulus de la part de Washington, je pense que cela va être difficile pour le marché boursier et pour l'économie", a-t-il estimé.

Du côté des discussions entre la Maison Blanche et l'opposition démocrate sur un nouveau plan de soutien économique tant attendu, les choses n'avançaient guère.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine augmentait à 0,6907% contre 0,6774% jeudi soir.

 
 
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