Delphine de Saxe-Cobourg: «Quand j’ai commencé, j’étais dans un désespoir total»

Delphine de Saxe-Cobourg: «Quand j’ai commencé, j’étais dans un désespoir total»
Mathieu Golinvaux

Entretien

Au bout de sept ans de combat judiciaire, Delphine désormais de Saxe-Cobourg accepte de se livrer. Sur son combat judiciaire. Sur sa vie jusque-là. Sur les blessures d’hier et les espoirs à venir. Entretien humain.

Vous avez tout gagné : la reconnaissance de la paternité, le nom de Saxe-Cobourg, le titre de princesse de Belgique pour vous et vos enfants, et même les frais de justice à la charge d’Albert II. Quand vous avez entamé cette procédure, vous croyiez pouvoir obtenir tout ça ?

Non. Quand j’ai commencé, j’étais dans un désespoir total. Je n’ai jamais cru que cela irait jusque-là. Je pensais plutôt qu’un moment, il y aurait un geste d’Albert, qu’il dirait que ce serait peut-être une bonne idée de communiquer, de voir comment on pourrait s’arranger.

A ce moment-là, qu’est-ce qui, au fond de vous, vous pousse à intenter une telle action inédite face à un Roi ?

Il n’y avait pas d’autre choix : c’était ça ou j’aurais pu tomber très bas. Je n’ai pas eu de dépression, mais cela aurait pu arriver. Et il ne faut pas oublier que j’ai essayé pendant des années de le faire discrètement, derrière les murs si je peux dire. Mais comme Albert est très entouré, par des conseillers, des bodyguards…, c’était très difficile de le joindre. Donc un moment, plutôt que de hurler « au secours » dans la presse, je me suis dit que la manière la plus civilisée de le faire, c’était que la loi s’en occupe. Que la loi dise si j’avais raison ou pas. Et quand je dis que j’aurais voulu m’arranger avec lui, qu’on me comprenne bien : il ne s’agit pas d’argent ou autre ; je voulais juste qu’il m’explique pourquoi il m’a dit qu’il n’était pas mon père. C’était vraiment ça.

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