La saison 2020-2021 à Bozar: les reprises étoilées à ne pas manquer

«
L’herbe de l’oubli
».
« L’herbe de l’oubli ».

Très attendu : I love science

Avec ce festival, Bozar fait dialoguer les arts et les sciences. Du drone à la réalité augmentée, un éventail d’expériences et de découvertes vous attend le temps d’un week-end. Cloud Dancing par exemple vous fait virtuellement partager la scène avec des danseurs professionnels et Dance Trail vous permet d’inviter des danseurs professionnels dans votre iPhone grâce à la réalité augmentée.

Nos critiques des reprises

L’herbe de l’oubli

Le 20 octobre

Jean-Michel d’Hoop retourne les cendres de Tchernobyl pour aller à la rencontre des « gens de l’après ». Inspirée des récits de Svetlana Alexievitch et de paroles récoltées sur place par l’équipe elle-même, la pièce s’éloigne vite du documentaire grâce à la présence de marionnettes monstrueuses et fantomatiques. Dans une atmosphère apocalyptique, elles disent mieux que les mots le gâchis et l’aveuglement collectif autour du nucléaire.

Quatorze juillet

Le 24 novembre

Seul en scène, Fabrice Adde n’en mène pas large. Expliquant que le spectacle que nous allons voir n’est pas celui qui était prévu, il tente sans succès de se glisser dans la peau d’un conférencier opérant dans les entreprises. Peine perdue ! Il dérape constamment, passe de son enfance normande aux textes de Calderon, Gabily ou Claudel, chante du Renaud, évoque toutes les facettes de son métier d’acteur… Féroce et hilarant, il évoque son parcours mais aussi et surtout ce monde du théâtre qu’il doit beaucoup aimer pour aussi bien le châtier.

Parc

Le 8 décembre

On pourrait d’abord croire à la réalisation d’un documentaire dans les coulisses d’un parc aquatique. De jeunes et dynamiques dresseurs animaliers racontent leur métier tout en assurant le show avec l’orque Tatanka. Sauf que le numéro va mal tourner. Entre la parodie de Sauvez Willy et le thriller à la Stephen King, l’univers du collectif La Station s’avère à la fois drôle et grinçant, évoquant notre insatiable goût du divertissement.

J’appartiens au vent qui souffle

Le 19 janvier 2021

Seule sur scène, Aminata Abdoulaye Hama se raconte avec une simplicité et une générosité renversantes. Née au Burkina Faso et élevée au Niger avant de venir faire ses études de théâtre à Bruxelles, la comédienne déballe son mille-feuille de cultures. Un pied enfoncé dans la terre d’Afrique et l’autre enfoncé dans la terre d’Europe, elle témoigne d’un tiraillement : comment être deux personnes à la fois sans se trahir ?

Etudes – The elephant in the room

Le 2 mars

Françoise Bloch nous relâche de ses spectacles avec le sentiment d’être plus intelligents, et de reprendre prise sur des questions dont on se sentait dépossédés. Cette fois, c’est au départ d’une loi avortée sur la séparation des activités bancaires que ses apprentis experts dissèquent les mécanismes de la finance, capables de mettre à genoux l’Europe, les politiques et la population. C’est ludique, drôle et franchement instructif.

Les voies sauvages

Le 23 mars

S’inspirant des récits de Dominique De Staercke, son ami alpiniste, Régis Duqué a écrit et mis en scène une pièce à la fois aventureuse et recueillie sur les chemins de la haute montagne. Cédric Juliens porte ce texte comme un premier de cordée, avec assurance et solidité, même si l’escalade passera aussi par des chemins très abrupts où la montagne n’est pas qu’harmonie mais source aussi de traumatismes et d’accidents mortels.

 
 
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