2.000 Belges peuvent s’inscrire aux essais de phase 3 pour trois vaccins anti-Covid

2.000 Belges peuvent s’inscrire aux essais de phase 3 pour trois vaccins anti-Covid

Deux mille Belges peuvent s’inscrire aux très attendus essais de phase 3 pour trois vaccins contre le Covid-19, indique mardi l’hôpital universitaire de Gand (UZ Gent). Ce dernier lance la troisième et dernière phase de test pour trois candidats vaccins dont il a été prouvé scientifiquement qu’ils n’occasionnent pas d’effets secondaires graves.

Les participants ignoreront quel vaccin ils reçoivent et dans quelle dose, une méthode cruciale sur le plan scientifique pour identifier la formule qui protégera le mieux contre le Covid-19.

Vivre proche de l’UZ Gent

Les candidats doivent vivre dans un rayon de 25 km autour de l’UZ Gent. « Nous devons pouvoir vérifier le taux d’infection des participants et la mesure dans laquelle le vaccin offre une protection », déclare la professeure Isabel Leroux-Roels. « Les participants doivent donc être exposés au virus assez souvent. »

Des personnes de toutes les tranches d’âge de plus de 18 ans peuvent participer, en particulier les plus de 55 ans. La diversité et la proximité avec les chercheurs jouent un rôle majeur pour pouvoir prendre part à l’étude. Les participants ne peuvent par contre pas avoir déjà souffert de la maladie. Les femmes enceintes ne sont pas non plus éligibles.

Les participants seront suivis pendant un an. Si l’un d’entre eux présente un symptôme indiquant une possible infection au coronavirus, il devra se rendre au centre pour se faire tester ou sera examiné chez lui.

L’UZ Gent ne précise pas de quels vaccins il s’agit précisément. Il travaille néanmoins notamment avec la société allemande Curevac, à qui l’Union européenne a déjà montré son intérêt d’acheter 225 millions de doses si le vaccin se révèle efficace. Un vaccin de la société américaine Johnson&Johnson y a déjà également traversé les premières étapes de test avec succès.

Il s’agit d’une étude « en double aveugle », c’est-à-dire que ni le prescripteur, ni le candidat ne saura quelle moitié des participants reçoit le vaccin et quelle moitié le placebo.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous