L’université d’Anvers accélère la construction de Vaccinopolis

L’université d’Anvers accélère la construction de Vaccinopolis

Le projet commun de l’UA et de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), pour lequel le gouvernement fédéral a débloqué 20 millions d’euros, recevra un traitement d’urgence. L’université anversoise a été informée lundi du consortium d’entreprises qui s’attèlera à la construction du campus Drie Eiken Vaccinopolis, un centre pouvant recevoir en quarantaine jusqu’à 30 personnes disposées à tester de nouveaux vaccins. Le consortium IMM/Unity a remporté l’appel d’offre.

Les différents partenaires ont soumis lundi la demande de permis de construire et espèrent pouvoir commencer les travaux début 2021. La construction se fera dans un délai extrêmement court. La dernière brique du bâtiment de quatre étages devra en effet être posée dans les douze mois.

Les entreprises pharmaceutiques se montrent particulièrement intéressées par la mise en place d’un tel projet. «Nous avons reçu des demandes de la part d’entreprises belges et étrangères avant même de débuter les travaux», affirme le vaccinologue Pierre Van Damme de l’Université d’Anvers.

Située à la frontière d’Edegem et Wilrijk (province d’Anvers), l’infrastructure comprendra une salle d’essais cliniques, des laboratoires, des bureaux, des salles de consultation et des aménagements d’hébergement et de loisirs. Les 30 personnes infectées par le coronavirus et admises pour des tests dits «de provocation» seront réparties en deux groupes. Le premier groupe recevra un candidat vaccin tandis que l’autre se verra administrer un placebo.

«Nous avons opté pour 30 lits car il y a une certaine fiabilité statistique à partir de ce nombre-là», ajoute le professeur Van Damme. Il existe peu de centres de recherche similaires. «Il y en a un au Royaume-Uni et trois aux États-Unis. Mais le nombre de lits y est souvent plus faible et les vaccins sont spécialisés pour des virus spécifiques. Vaccinopolis va aller au-delà», conclut le vaccinologue.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • Le Bois-du-Luc s’apprête à retrouver une seconde jeunesse.

    Par Jean-Christophe de Wasseige

    Immo

    Rajeunir une cité minière

  • Voilà à quoi ressembleront vos recherches sur la plateforme de Batibouw pendant les heures d’ouverture du salon. Un assistant vous aidera à vous y retrouver...

    Un salon Batibouw qui fera date

  • Le logement étudiant intéresse beaucoup les petits investisseurs qui cherchent à miser leurs premiers deniers dans le secteur immobilier.

    Le logement étudiant, un «produit» toujours très attractif

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. 57674577

    Après un quadrimestre d’isolement, les étudiants sont en perte de sens

  2. Pfizer veut se défaire de cette réputation de groupe peu innovant et veut se recentrer sur la recherche.

    Pfizer veut toujours être le premier

  3. 10906338-040

    Livraison de vaccins contre le coronavirus: de bonnes et de mauvaises nouvelles

La chronique
  • La chronique Carta Academica: «Des bienfaits macroéconomiques des politiques fiscales redistributives…»

    C’est peu dire que la crise sanitaire en cours a beaucoup contribué à une accentuation de la dualisation sociale. Pour s’en convaincre, on scrutera de près les rapports de l’OCDE (1). D’après cette source, les secteurs les plus affectés sont ceux qui emploient davantage de travailleurs précarisés et/ou peu qualifiés. Que l’on songe, par exemple, à l’Horeca.

    À l’opposé, comme n’a pas non plus manqué de le relever l’OCDE, les ménages qui disposaient déjà avant la pandémie d’un patrimoine financier conséquent ont continué à s’enrichir. À la base de cette divergence, on pointera les performances des marchés financiers portés à bout de bras par les banques centrales depuis le krach de la fin mars de l’année dernière.

    Confinement et bazooka monétaire

    Souvenons-nous. Alors que les mesures de...

    Lire la suite

  • Seuls les adultes peuvent supporter de perdre le temps qu’ils ont déjà eu

    Interdits de voyager tout le mois de février ! Cette période délimitée vise surtout à contrer les velléités de prendre l’air hors de Belgique le Mardi gras. Dans le concret, reconnaissons-le, cet interdit-là n’est pas celui qui va affecter le plus de Belges ; cela fait des mois désormais que la plupart d’entre nous ne bougeons quasi plus, ou alors à l’intérieur d’un périmètre très déterminé ou de nos quatre murs nationaux.

    ...

    Lire la suite