"J'ai pleine confiance", assure le patron de Bpost (2)

Le patron de la poste est concerné par une enquête de l'Autorité belge de la concurrence, qui suspecte une entente illégale sur les prix entre différentes sociétés de sécurité et de gardiennage dont G4S (avec Securitas et Seris), qu'il dirigeait auparavant. Une enquête est aussi menée par le ministère américain de la Justice, avec d'importantes conséquences pour le patron et son entreprise. M. Van Avermaet pourrait être empêché de se rendre aux Etats-Unis car il risque d'y être arrêté pour être interrogé par le FBI.

Le CEO de bpost n'a pas évoqué ces éléments lors de sa présentation, provoquant la colère des députés. Il a par contre mis en avant différents enjeux auxquels l'entreprise est confrontée.

A l'issue des questions des élus, Jean-Paul Van Avermaet a repris la parole pour confirmer l'existence des enquêtes tant belge qu'américaine. "Il me semblait important de parler d'abord de stratégie", s'est-il justifié.

"J'ai reçu deux demandes écrites d'informations", a-t-il expliqué. "Le 8 avril 2020 j'ai reçu une demande écrite de renseignement de la part de l'Autorité belge de la concurrence. Je l'ai signalé à G4S et Bpost. Lors du dernier conseil d'administration, le 17 septembre, la demande d'informations a été discutée et davantage détaillée. J'ai signalé que j'avais répondu positivement à la lettre. J'ai pleine confiance", a-t-il conclu. "Jusqu'à présent, je n'ai pas appris l'existence d'accusations d'abus de concurrence. Il faut donner à l'enquête la possibilité de suivre son cours."

Sur le volet américain, M. Van Avermaet a affirmé avoir reçu de son avocat sur place la confirmation de l'existence d'une enquête. Il n'en a pas détaillé la teneur, rappelant que "toute publicité d'éléments qui ne peuvent pas l'être est frappée de poursuites pénales".

Le CEO de Bpost a par ailleurs indiqué qu'il lui était autorisé de se déplacer à l'étranger... dans le respect des règles Covid.

Jean-Paul van Avermaet était aussi accusé d'avoir perçu un double salaire au début de cette année. "Il y a un malheureux malentendu", s'est-il défendu. "A la fin de ma fonction auprès de G4S, j'ai eu le paiement des jours de pécule qui m'étaient dus. C'est en fait l'équivalent d'un préavis."

 
 
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