France: le PIB devrait stagner au 4e trimestre avec la résurgence de l'épidémie

Les nouvelles restrictions imposées à certains secteurs et les incertitudes sur l'évolution de la situation sanitaire conduisent l'Institut national de la statistique à penser que le produit intérieur brut (PIB) "resterait, en fin d'année, 5% en deçà de son niveau d'avant crise, comme en moyenne pendant l'été", selon sa note trimestrielle de conjoncture.

L'Insee prévoyait jusqu'ici une petite croissance de 1% du PIB au dernier trimestre, après le fort rebond du troisième, estimé à +16%.

Mais il fait désormais l'hypothèse que l'activité va être davantage pénalisée dans les services les plus affectés par l'épidémie, comme l'hôtellerie-restauration, les transports ou les activités de loisirs, et que l'investissement ne progressera plus, "par attentisme" des entreprises.

"Cette prévision reflète la grande incertitude qui caractérise ces prochains mois", a commenté Julien Pouget, responsable du département de la conjoncture à l'Insee, lors d'une conférence de presse, sans écarter le risque d'une rechute du PIB.

Près d'un tiers des entreprises ne savent toujours pas estimer le moment où elles retrouveront une activité normale, soit "la plus forte proportion depuis le début de la crise".

La prévision de l'Insee n'a rien pour rassurer les ménages, avec un taux de chômage revu à la hausse à 9,7% en fin d'année (contre 9,5% précédemment), soit 1,6 point de plus que fin 2019.

 
 
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