Paddock: «La météo sera l’arbitre des 24 Heures de Francorchamps», assure Maxime Soulet

Soulet (à gauche), vainqueur des 12H de Bathurst, en février.
Soulet (à gauche), vainqueur des 12H de Bathurst, en février. - SRO

V

otre sentiment sur cette épreuve ?

Je suis dans la peau d’un gars qui pensait bien remporter l’épreuve et dont les efforts ont été réduits à néant. On comptait une minute d’avance quand un pilote de GT4 a « oublié » de freiner et a ruiné notre course. J’ai déjà vécu des moments plus amusants mais bon… cela fait partie des règles du jeu en sports mécaniques. On s’en remettra.

Des conséquences pour vous lors des 24 Heures de Spa, fin octobre ?

Évidemment ! D’un point de vue personnel et de celui de Bentley, mon employeur, il faudra s’agiter méchamment pour compenser le mauvais résultat américain. Notre victoire à Bathurst en début d’année n’a plus guère d’importance. Si on veut décrocher le titre, il va falloir se secouer drôlement.

Deux jours d’essais privés ont été organisés la semaine dernière à Francorchamps en vue des 24 Heures. Quelles leçons en tirez-vous ?

Je ne suis pas persuadé qu’il faille tirer des conclusions définitives. En cinq sessions, cinq marques ont signé le meilleur chrono. Bien sûr, il y a des tendances. On remarque que BMW, Audi et Mercedes sont souvent aux avant-postes. Mais je suis persuadé que la plupart des pilotes en ont gardé sous la pédale. C’est logique : les 24 Heures sont soumises à la fameuse balance des performances. Il serait stupide d’écraser la concurrence sous peine d’être lourdement pénalisé dès le début des essais officiels. Comme les années précédentes, je pense que les équipes ont caché leur jeu.

Et du côté de Bentley ?

On doit prier pour qu’il ne pleuve pas ! Quand la piste réclame des pneus pluie, nous n’arrivons pas à les exploiter pleinement. Nous avons déjà tenté différentes voies dans les réglages et nous n’avons toujours pas la solution. Ce qui est fâcheux. Déjà fin juillet, Francorchamps est souvent copieusement arrosé. Je ne dois pas vous préciser à quel point les risques de pluie sont infiniment plus grands fin octobre. De manière générale, la météo risque d’être l’arbitre de cette édition. On va rouler plus longtemps de nuit, la piste sera plus froide. Il faudra être particulièrement percutant en stratégie et espérer compter sur une part de chance pour chausser les bons pneus au bon moment.

Le fait de ne plus disputer cette épreuve au sein de l’équipe officielle constituera un handicap ?

Je ne pense pas. Le K-Pax Racing est très performant. Ses techniciens possèdent une belle expérience tant sur le plan des réglages qu’en stratégie. Sur ce plan, il n’y aura rien à craindre.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous