Coronavirus - ExxonMobil supprime environ 320 emplois en Belgique, "panique parmi le personnel"

"L'objectif est d'éviter autant que possible les licenciements secs, par exemple par le biais de départs à la pension et des départs naturels, mais ils ne sont pas exclus dans le cadre de ce plan", explique ExxonMobil. L'entreprise évoque la crise économique - causée par la pandémie de coronavirus - qui frappe durement le secteur pétrochimique.

"Les possibilités de redéploiement en interne seront limitées compte tenu de l'ampleur de la restructuration proposée", ajoute-t-elle. "Sur les sites de production de la province d'Anvers - une raffinerie et deux usines chimiques - ainsi qu'au Centre technologique européen de Machelen, l'impact potentiel sur le nombre de postes sera moindre qu'au siège social."

Plus de vingt emplois sont menacés dans chacune de trois usines anversoises (dans le port, à Zwijndrecht et à Meerhout). Le siège social de Machelen, près de Bruxelles, est le plus touché avec 260 postes de travail qui risquent de disparaître, écrivent les journaux flamands mercredi.

Selon le syndicat ACLVB, la panique régnait parmi le personnel. Si l'annonce ne surprend pas, son ampleur bien en revanche. "A chaque fois, il était dit lors des conseils d'entreprise que les choses allaient mal et qu'il y aurait des licenciements. Mais nous ne nous attendions pas à ce qu'ils soient si importants pour que la loi Renault soit activée", confie la secrétaire syndicale Dalila Maïzi. On ne sait pas encore quels services seront touchés.

L'entreprise emploie directement environ 2.400 personnes en Belgique. Le processus d'information et de consultation avec les comités d'entreprise a débuté et les syndicats espèrent pouvoir limiter le nombre de licenciements.

ExxonMobil avait annoncé lundi son intention de supprimer 1.600 emplois en Europe d'ici la fin de l'année prochaine.

 
 
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