Roland-Garros: Novak Djokovic a dû se faire violence pour écarter Pablo Carreno-Busta

Roland-Garros: Novak Djokovic a dû se faire violence pour écarter Pablo Carreno-Busta
©AFP

Novak Djokovic a forcément dû y penser : les matches contre Pablo Carreno-Busta ne se passent jamais comme il l’aurait rêvé, du moins ce dernier mois.

Cette fois, la sorcière aux dents vertes avait choisi de s’asseoir sur le cou, le dos et le bras gauche du nº1 mondial. On apercevait d’ailleurs un énorme « tape » remonter derrière le cou du Serbe qui s’était déjà plaint de ce genre de douleurs aux cervicales à l’US Open. Et évidemment, dans le froid et l’humidité de ce Roland-Garros, les gênes musculaires apparaissent rapidement. Dès le début de ce quart de finale, on a vu le Serbe se masser le biceps, le bas du dos, se taper les cuisses et afficher la mine des mauvais jours.

On ne va pas le cacher, ce n’est pas la première fois que le nº1 mondial théâtralise autant son mal-être pour finalement s’en sortir avec le sourire. Mais là, pendant un premier set, remporté d’ailleurs fort logiquement (6-4) par l’Espagnol (18e mondial), le premier set perdu dans cette quinzaine par le Serbe, le malaise était terrible. Sans énergie, sans la révolte qu’on lui connaît et avec un visage blanc comme les lignes du Central, Djokovic faisait peine à voir.

Son tennis aussi… À un point tel que Roland-Garros retint son souffle pendant plus d’une heure par crainte de devoir assister à l’abandon de l’un de ses tout grands favoris ! Ce qui aurait été un comble de malchance après avoir déjà vu le Serbe quitter l’US Open par la petite porte…

Mais à force de massages du kiné et de conviction, aussi, Novak Djokovic remettait son tennis, et fatalement sa tête, dans le bon sens. Il s’arrachait pour s’envoler à 4-1, puis 6-2 dans le deuxième set, avec enfin, cet énorme cri pour prouver qu’il était bien de retour. On jouait depuis 1h30 et ce quart prenait évidemment une autre tournure. Le Serbe s’envolait ensuite à 3-0, se faisait rejoindre à 3-3, mais concluait tout de même ce 3e set à 6-3.

La suite, elle était bien plus logique que ce terrible début de match pour le nº1 mondial. Il finissait par l’emporter 4-6, 6-2, 6-3, 6-4 en 3h10, mais que ce fut chaud tout de même… « J’ai souffert de quelques petits problèmes », a-t-il souri en quittant le Central. « Mais j’ai su rester costaud dans la tête pour passer ce mauvais cap… »

Novak Djokovic a désormais un jour et demi pour remettre son corps en ordre car, vendredi, c’est un Stefanos Tsitsipas (22 ans et 6e mondial) chaud comme la braise qui l’attend. Plus tôt dans la journée, le Grec avait complètement surclassé (7-5, 6-2, 6-3) le Russe Andrey Rublev, prenant sa revanche de la finale à Hambourg, voici 10 jours. Il aura aussi noté la fragilité d’un joueur serbe, cependant toujours invaincu cette saison (hormis sa disqualification new-yorkaise, cela fait 36 succès). Tout n’est pas encore écrit d’avance dans ce Roland-Garros. Pourtant, avec un Djokovic qui souffre physiquement et un Thiem éliminé, devinez qui sourit derrière son célèbre bandana ?

 
 
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