Le Portugal et l’Espagne se neutralisent, partage spectaculaire entre l’Allemagne et la Turquie

Cristiano Ronaldo
Cristiano Ronaldo - EPA

Le 40e duel ibérique entre les deux derniers champions d’Europe, alignant des équipes remaniées mais avec Cristiano Ronaldo titulaire côté portugais, n’a pas donné lieu au «grand spectacle» que souhaitait le sélectionneur portugais Fernando Santos.

Aucune comparaison possible avec l’intensité de l’exceptionnel dernier affrontement des deux sélections en phase de groupes du Mondial-2018 (3-3), marqué par un triplé retentissant de ’CR7’.

Au cours de la première période, les Portugais ont éprouvé de grandes difficultés à gérer le pressing agressif de l’Espagne et à contrecarrer son jeu de possession.

Un joueur a particulièrement mis à mal la défense portugaise, recroquevillée dans sa moitié de terrain, l’ailier de Leipzig Dani Olmo.

Chacun de ses décrochages a créé du danger mais la sélection portugaise a pu compter sur un Rui Patricio en grande forme, le gardien de Wolverhampton multipliant les arrêts.

D’abord en jaillissant devant Gerard Moreno lancé en pleine surface par Olmo (3e), puis en captant deux tirs longue distance de ce même Olmo (12e, 25e) et en déviant parfaitement une frappe difficile toujours du N.7 espagnol (72e), peut-être assez pour rabattre les cartes dans la hiérarchie des portiers portugais où la lutte avec le gardien de l’Olympique lyonnais Anthony Lopes est âpre.

Il a fallu attendre la 26e minute pour voir la première occasion portugaise quand Cristiano Ronaldo, jusque-là privé de ballons, a servi Renato Sanches en retrait à l’entrée de la surface mais le milieu du LOSC a envoyé sa frappe largement au-dessus.

Isolé de ses coéquipiers en attaque, le quintuple Ballon d’or est tout de même parvenu à arracher un ballon de la tête dans la surface espagnole qui aurait pu connaître meilleur sort si Raphael Guerreiro n’avait pas complètement manqué sa reprise du pied droit alors qu’il se trouvait seul au point de penalty (43e).

Ronaldo malchanceux

Au retour des vestiaires, alors que les champions d’Europe en titre respiraient mieux notamment grâce aux entrées de Bernardo Silva et William Carvalho, l’attaquant de la Juventus Turin a cru marquer son 102e but en sélection qui l’aurait rapproché du record mondial détenu par l’Iranien Ali Daei (109) mais sa puissante frappe du gauche s’est écrasée sur la barre transversale avant de rebondir devant la ligne des cages gardées par Kepa.

Alors le capitaine de la sélection portugaise a voulu se muer en passeur en glissant un superbe ballon de l’extérieur du pied à Renato Sanches mais le Lillois a frappé sur la barre (67e), laissant Ronaldo être remplacé par Joao Félix sans s’être montré décisif (73e).

Félix a même eu une occasion en or de donner la victoire sur l’ultime corner de la partie mais le joueur de l’Atlético Madrid ne s’est pas jeté assez vite sur le ballon pour le pousser au fond des filets (90+3).

CR7 n’a donc pas eu l’occasion de signer sa 100e victoire sous le maillot de son équipe nationale et Fernando Santos a égalé le record de matchs à la tête de la sélection portugaise du Brésilien Luiz Felipe Scolari (74) sans connaître le goût du succès.

Partage spectaculaire entre l’Allemagne et la Turquie

L’Allemagne a de son côté trouvé une opposition très solide face à la Turquie à Cologne. La Mannschaft a ouvert le score juste avant la pause grâce à Julian Draxler (45e+1). La Turquie a répondu à la 50e via Ozan Tufan mais Florian Neuheus a redonné l’avantage aux Allemands avant l’heure de jeu (58e). La partie de ping-pong s’est poursuivie dans une très intense dernière demi-heure avec les buts d’Efecan Karaca (67e) puis de Gian-Luca Waldschmidt (81e) pour que Kenan Karaman ne se charge finalement de fixer le score à 3-3 (90e+4)

 
 
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