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Rudi Vervoort: «Il n’était pas possible de fermer les bars dans un quartier, et pas un autre»

Le ministre-président bruxellois comprend les critiques mais justifie leur nécessité.

Temps de lecture: 2 min

La Région bruxelloise planche sur de nouvelles mesures de soutien en faveur des cafés, bars et apparentés, contraints de fermer leurs portes pour un mois, sur décision de la cellule bruxelloise de crise, face à l’aggravation des chiffres de contamination au Covid-19. Rudi Vervoort l’a à nouveau confirmé ce jeudi matin sur Bel RTL. « L’aide sera sans doute comparable à ce qui a été fait pendant le lockdown mais il n’y a pas de montant, ni de modalités », a-t-il cependant précisé.

Le ministre-président bruxellois comprend les craintes des barmans et cafetiers mais la fermeture de ses établissements était, selon lui, logique. « La fermeture des lieux de débit de boissons fait partie des mesures automatiques telles qu’elles seront définies par le baromètre des experts qui sera appliqué dans quelques jours. Sachant que Bruxelles est en zone rouge ».

Les mesures ont toutes été prises dans le but de « ne pas mettre à mal le système hospitalier, déjà fort éprouvé pendant les mois de mars, d’avril et de mai ». D’autant plus que les hôpitaux doivent continuer à traiter les autres patients. « En Flandre et en Wallonie, on est également déjà à la limite. Ce n’est pas qu’à Bruxelles. L’ensemble du réseau hospitalier risque d’être en crise sans mesures fortes ».

Fallait-il pour autant fermer les établissements sur l’ensemble du territoire régional ? « Il faut une approche globale », répond Vervoort. « Fermer dans un quartier et pas dans un autre, ça va donner du report. Bruxelles n’est pas une si grande ville ». Et d’ajouter : « Vous créer aussi des discriminations entre les quartiers, il faudrait pouvoir justifier de manière légale pourquoi un quartier et pas un autre ».

La secrétaire d’État Barbara Trachte a, sur La Première, elle, rappelé que ces mesures avaient pour but d’éviter des mesures plus drastiques, telles que la fermeture des écoles. Elle espère que le chômage temporaire et les droits passerelles continueront à être versés.

« Je partage le sentiment d’injustice du secteur. Les experts ont parlé. (…) Les bars sont des endroits où des adultes sont pendant de longs moments dans des lieux clos et sans masque. (…) Comme ministre de l’économie, je veux insister sur la nécessité de respecter les règles pour que les efforts de ce secteur ne soient pas vains et le plus bref possible ».

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5 Commentaires

  • Posté par Dupont Vincienne, jeudi 8 octobre 2020, 23:59

    Manque de courage, comme toujours.

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 8 octobre 2020, 22:14

    Et pourquoi pas ?

  • Posté par Léotard Marc, jeudi 8 octobre 2020, 21:13

    Mais on ferme à Jette et pas à Grimbergen. A Uccle et pas à Drogenbos. A Woluwe mais pas à Crainhem. A Anderlecht mais pas à Dilbeek. Quel idiot !

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 8 octobre 2020, 10:53

    Et pourquoi pas ? Pourquoi toujours pénaliser tout le monde ?

  • Posté par mauroy charles, jeudi 8 octobre 2020, 16:15

    Ils doivent protéger leurs électeurs. Vous savez ceux qui ne fréquentent pas les cafés et les bars. Donc il faut punir ces mécréants qui boivent de l'alcool...ça fait toujours bien...bientôt ils vont supprimer une certaine viande dans les boucheries et pourquoi pas les animaux domestiques...

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